36 et 37e Melakhot interdites le Chabbat – Allumer / Eteindre un feu

Travaux interdits Chabbat – 36 et 37e Melakhot : Allumer / Eteindre un feu (Mav‘ir / Mekhabé)

36 Melakha : Allumer un feu (Mav‘ir)

Électricité

Celui qui allume une lampe électrique est ‘hayav min haTorah car il a transgressé l’interdiction d’allumer du feu. (Yalkout Yossef T.5, p.186)

L’ampoule du réfrigérateur

Il faut veiller chaque vendredi à débrancher l’ampoule du réfrigérateur afin de ne pas être amené à violer le Chabbath. Et si l’on a oublié de le faire, il sera interdit d’ouvrir le réfrigérateur tout le Chabbath mais on pourra le demander à un non-juif, ainsi que nous l’étudierons dans les lois « Comment parler à un non-juif ? ». (Yalkout Yossef T.2, p.256)

Vêtement en tissu synthétique

Il est permis de mettre un vêtement constitué de fibres textiles synthétiques qui émettent des étincelles lorsqu’on enfile l’habit (électricité statique). (Yalkout Yossef T.5, p.183)

37e Melakha : Eteindre un feu (Mekhabé)

Pompiers

Il incombe à tout pompier juif qui veut respecter la sainteté du Chabbath de prendre conseil auprès d’un Rav décisionnaire afin de savoir quand il peut transgresser le Chabbath. En effet, il y a des cas où le fait d’éteindre un incendie ne rentre même pas dans le cadre de safek pikoua’h nefech (doute qu’une vie humaine puisse être en danger).

C’est pourquoi, si on l’a fait venir pour éteindre un incendie et qu’il constate sans l’ombre d’un doute qu’il n’y a aucune vie humaine en danger, il lui sera interdit de le faire même si son refus d’obéir aux ordres doit entraîner son licenciement. Et c’est ce que nous disons chaque jour dans le Kriat Chéma : « Et tu aimeras Hachem Elokekha de tout ton cœur, de toute ton âme et toutes tes forces », c’est-à-dire même si l’on te prend toute ta fortune. Et Hachem doublera et multipliera son salaire : « Et Il ne refuse pas le bonheur de ceux qui marchent dans la droiture » (Psaumes 84, 12). Il est donc conseillé à celui qui a l’intention de s’engager comme pompier, de vérifier avec un Rav si cela vaut la peine car il risque de violer le Chabbath s’il n’y a aucune personne en danger. (Yalkout Yossef T.4, p.379)

Incendie dans un immeuble

Si un incendie s’est déclaré dans un endroit où l’on peut craindre que des vies humaines soient en danger, c’est une Mitsva et une obligation d’appeler immédiatement les pompiers. Mais si l’incendie a éclaté dans une immeuble et que tous les habitants en sont sortis et se trouvent à une distance suffisante pour qu’ils ne soient plus en danger, que le feu ne risque pas d’atteindre les câbles électriques et les bonbonnes de gaz et de se propager dans les immeubles voisins, alors il sera interdit de profaner le Chabbath pour l’éteindre. Cependant, de nos jours, la plupart des incendies tombent dans le cadre de pikoua’h nefech ou tout au moins de safek pikoua’h nefech et par conséquent il faut prendre le plus grand soin à sauver les vies humaines aussi vite qu’on le peut. (Yalkout Yossef T.4, p.363-364)

Kiddouch Chem Chamaïm

Si une usine a pris feu et qu’il est certain qu’aucune vie humaine n’est en danger, en dépit des pertes matérielles énormes, le propriétaire des lieux devra être assez fort pour ne pas transgresser le Chabbath et ne rien faire afin de sauver ses biens. Grâce au mérite d’avoir respecté le Chabbath, Hachem lui rendra au centuple de ce qu’il a perdu ainsi qu’Il le dit : « A moi appartient l’argent, à moi l’or. » (‘Haggaï 2, 8)

Alerter en cas de doute

Celui qui voit un incendie qui risque de provoquer des pertes humaines, appellera immédiatement les pompiers même s’il pense qu’on les a peut- être déjà alertés. Et même s’il apparaît ensuite qu’on les a déjà avertis, il n’aura pas violé le Chabbath et le Créateur l’en récompensera. (Yalkout Yossef T.4, p.366)

Provoquer indirectement l’extinction du feu

Si un incendie qui s’est déclaré ne met pas en danger la vie humaine, bien qu’il soit interdit d’éteindre le feu de ses propres mains, il sera néanmoins permis de causer son extinction de manière indirecte. Par exemple, si le feu est en train de brûler l’un des côtés d’une armoire, il sera possible de verser de l’eau sur l’autre côté de telle sorte que lorsque le feu l’atteindra, il s’éteindra. De même, il sera autorisé de mettre des bouteilles ou des sacs d’eau à l’endroit où le feu n’est pas encore arrivé afin qu’il s’éteigne également. (Yalkout Yossef T.4, p.370-372)

Bougies de Chabbath

Certains ont l’habitude d’allumer les bougies de Chabbath sur la table où ils vont prendre les repas. Ils doivent faire très attention à ne pas bouger la table lorsque les bougies sont encore allumées de peur qu’elles ne se renversent et ne mettent le feu à la nappe. Et en tout cas, si la nappe prend feu et que le feu menace de s’étendre et de mettre la vie humaine en danger, on pourra éteindre les flammes. Cependant, s’il n’y a aucun risque, on n’aura pas le droit d’éteindre le feu directement mais on pourra jeter de l’eau sur le côté opposé de la nappe afin que le feu s’éteigne en y arrivant. Cette autorisation ne reste valable que si la nappe est propre mais si elle est sale, on transgresse l’interdiction de « laver » en y versant de l’eau. On pourra utiliser à la place des boissons colorées comme du coca cola qui, au contraire, la souillera. (Yalkout Yossef T.4, p.374)

Bougies dans la soucca

De la même manière, les gens qui allument des bougies dans la soucca se doivent d’être très prudents. S’ils ne sont pas sûrs d’éviter tout danger, il vaut mieux qu’ils allument les bougies à la maison. Bien qu’ils n’y mangent pas ni n’y dorment, de toute manière, ils ont le droit de les y allumer car il n’y a aucune obligation d’allumer justement à l’endroit où l’on mange ou où l’on dort mais dans toute pièce de son habitation que l’on utilise. (‘Hazon ‘Ovadia « Souccot » p.207)

Câbles électriques

Si des câbles électriques se sont rompus dans la rue, il est permis de prévenir la Compagnie d’Electricité pour qu’elle vienne les réparer et ainsi éviter tout danger. (Yalkout Yossef T.4, p.376)

Appeler un non-juif

S’il n’y a pas de danger pour la vie humaine, il est permis d’appeler un non- juif et de lui dire : « Celui qui éteindra le feu, n’y perdra rien » bien qu’il comprenne qu’il faut l’éteindre. Et à plus forte raison s’il vient et éteint le feu de lui même. (Yalkout Yossef T.4, p.375)

 

Source : « Lois & Récits de Chabbath » aux Editions Torah-Box