Soucca Souccot halakha

Souccot : Résumé des Halakhot

Introduction à la fête de Souccot

La fête de Souccot est signifiée par la Torah « Dans les souccot, vous habiterez pendant 7 jours » (Vayikra 23, 42pour nous rappeler les 40 années d’errance dans le désert où les « nuées de gloires » nous protégeaient et où nous résidions dans des souccot (Vayikra 23, 43).

La fête de Souccot se décline en plusieurs temps forts :

  • Souccot : Yom Tov (1 jour en Israel et 2 en dehors d’Israel) où tout travail est interdit à l’exception de cuisiner sous certaines conditions, ainsi que de porter ce qui est nécessaire
  • ‘Hol Hamoed : (demi-fête) où seuls les travaux vraiment nécessaires seront effectués.
    • Hochaana Rabba : On veille mardi soir pour réciter des passages de la Torah et le livre des Psaumes.
  • Chemini Atsérèt et Sim’ha Torah : Yom Tov (1 jour en Israel et 2 en dehors d’Israel) où tout travail est interdit à l’exception de cuisiner sous certaines conditions, ainsi que de porter ce qui est nécessaire

On ne récite pas dans les prières quotidiennes les ta’hanounim (supplications) dès le lendemain de Kippour et jusqu’à la fin du mois de Tichri.

On ne mettra pas les téfilines pendant toute la durée de la fêtes (‘hol Hamoed inclus).

 

Les mitsvot de la Torah

La fête de Souccot est caractérisée par 2 mitsvot de la Torah :

  • Habiter et manger dans la souka
  • Les « 4 espèces » (sauf Chabbat)

On commencera à construire la souka dès la fin de Kippour afin de passer directement d’une mitsva à une autre et il est bon que chaque homme participe à la construction de la souka.

 

Se réjouir pendant Souccot

L’un des commandements positifs de la Torah est de se réjouir pendant la fête avec de la viande et du vin.

On a également l’obligation de réjouir sa femme au moyen de ce qu’elle apprécie (chacun selon ses moyens) et on achètera pour les enfants ce qui leur fait plaisir (sucreries et autres gourmandises par exemple). Cette obligation s’applique aussi bien pour Yom Tov que pour ‘Hol ‘Hamoed.

On honore également la fête par de beaux vêtements.

Bien que l’obligation de se réjouir soit pour toutes les fêtes (Pessa’h, Chavou’ot et Souccot), on manifestait dans le Beth Hamikdach une joie tout à fait particulière à Souccot comme il est dit dans Vayikra 23, 40 : « …vous vous réjouirez devant Hachem, votre D.ieu, pendant 7 jours« .

 

La Mitsva de résider dans la soucca

souccot souccaNous avons la mitsva d’habiter dans la soucca pendant 7 jours de la fête de Souccot : Cela signifie que l’on y mangedorthabite, etc. de la même façon qu’on vit dans sa maison le reste de l’année. Et donc pendant 7 jours, la soucca doit être considérée comme « habitation principale«  et la maison comme « accessoire« .

Mis à part le premier soir où l’on est obligé de manger dans la soucca, on est tenu les autres jours d’y manger seulement si on mange plus d’un kabeitsa (= 56 gr) de pain ou de gâteaux (voir halakhot sur Netilath Yadayim et Motsi).

Avant de manger, on devra réciter lors du kidouch ou du motsi la berakha « leichev bassoucca » – « demeurer dans la soucca« .

Les femmes sont exemptées de la mitsva de la soucca car c’est une mitsva positive liée au temps.

 

Les 4 espèces

Souccot 4 espècesLors de la fête de Souccot, nous avons aussi l’obligation de rassembler « 4 espèces » comme la Torah nous l’apprend : Vayikra 23, 40 « Vous prendrez pour vous, au premier jour, un fruit de l’arbre hadar (= étrog), des palmes de dattiers (= loulav), une branche de l’arbre ‘avoth (= le hadass : le myrte) et des saules de rivière, vous vous réjouirez devant Hachem, votre D.ieu, pendant 7 jours« 

Le loulav, le myrte et les branches de saule doivent être liés (avant Yom Tov). Cette réunion de ces 3 espèces est communément appelée Loulav.

De même que l’on commencera à construire sa souka immédiatement après Kippour, nous devons rechercher le plus tôt possible le plus beau Loulav et le plus bel Etrog.

 

Signification du Loulav

L’agitation du Loulav dans les 6 points de l’espace signifie avant tout que le règne d’Hachem s’étend à toutes les extrémités de l’univers. Rattachée à la saison agricole de l’Automne, c’est une prière gestuelle à Hachem pour « empêcher les vents mauvais et l’eau néfaste de pourrir la végétation de la terre » (Soucca 37b).

Le Loulav et le peuple Juif

Le Loulav représente également le peuple juif dans sa diversité :

  • Le palmier donne des fruits comestibles mais n’a pas de parfum : il représente le juif qui pratique en toute simplicité, sans étudier.
  • Le saule n’a ni fruits, ni parfum : il représente le juif qui ne pratique pas et n’étudie pas.
  • Le myrte ne donne pas de fruit mais un bon parfum : il représente le juif qui étudie, mais ne pratique pas.
  • Le cédratier (arbre fruitier donnant l’étrog) possède fruits et parfum : il représente le juif qui pratique et étudie.

Comment réaliser cette mitsva ?

Depuis le premier jour de Souccot et jusqu’à Hochaana Rabba (sauf Chabbat), on récitera la berakha sur le Loulav :

  1. On tient droit le Loulav dans sa main droite (au niveau de la liaison) dans le sens des pousses : le bas vers le sol et la tête vers le haut ;
  2. On récitera la berakha « … ‘al netilath Loulav » puis le premier jour celle de Chéhé’héyanou ;
  3. On saisi l’étrog dans la main gauche et on rapprochera ses 2 mains pour que le loulav et l’étrog se touchent.
  4. On agitera les « 4 espèces » 3 fois dans chaque direction : Sud, Nord, Est, Haut, Bas et Ouest.

Les Femmes et le Loulav

Les femmes sont exemptées de la mitsva de Loulav. Néanmoins, il est bien qu’elles prennent le Loulav et l’agitent mais sans réciter la berakha.

Loulav et Etrog après la fête

Après avoir utilisé le Loulav et l’Etrog pendant Souccot, on ne peut pas se « débarrasser » de ces objets ayant servi pour une mitsva en les jetant simplement à la poubelle.

On gardera le Loulav (avec les Hadassim et les Aravot) jusqu’à la veille de Pessah, et on s’en servira de combustible pour brûler le ‘hametz.

Pour le Etrog, certains ont l’habitude de faire de la confiture avec l’étrog et d’en manger pour Tou bichvat, le Nouvel An des arbres, ou de faire la Berakha de Bessamim dessus.

 

‘Hol Hamo’ed

Les jours compris entre le premier (deuxième hors d’Israël) et le septième jour sont appelés ‘hol hamo’ed. La Torah dit qu’ils sont appelés « saints« .

Pour les distinguer des autres jours, il est mieux de s’abstenir de travailler dans la mesure du possible. On les différencie également des jours normaux en portant de beaux vêtements, en consommant un repas où l’on récite le motsi et en buvant du vin.

On ne met pas les téfilines pendant ‘hol hamo’ed.

 

 

Sources :  Yalqout Yossef – Moadim : ילקוט יוסף – מועדים / Massekhet Soucca 37b / Ben ich ‘Haï / Kaf ha’haïm

 

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *