Les onze premiers travaux pour construire le Tabernacle

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Les onze premiers travaux pour construire le Tabernacle

Lorsque Hakadoch Baroukh Hou ordonna au peuple d’Israël d’apporter au Tabernacle « des peaux de béliers teintes en rouge », il fallut semer toutes sortes de graines spéciales et les cuire afin de les utiliser pour teindre les peaux des béliers. Avant tout cela, il a bien entendu été nécessaire de labourer, puis de semer et d’effectuer tous les travaux agricoles mentionnés dans la Michna, à savoir : moissonner, mettre en gerbes, battre, vanner, trier, moudre, tamiser, pétrir, cuire. On voit donc qu’il a fallu exécuter pas moins de onze travaux dans le but d’obtenir le colorant servant à teindre les peaux des béliers.

1- SEMER

Celui qui sème par exemple des graines de blé ou qui plante des arbres, transgresse l’interdiction de « semer ». (Yalkout Yossef T.5, p.29)

Toladot de semer

On sait que la force d’un arbre se concentre dans ses feuilles et que plus celles-ci sont nombreuses, moins les fruits poussent bien. Par conséquent, quiconque cueille des feuilles d’un arbre, non seulement enfreint l’interdiction de « moissonner » mais de plus contrevient à une tolada de « semer », en permettant aux fruits de mieux pousser. (Yalkout Yossef T.5, p.31).

Jeter des noyaux

Il faut faire attention de ne pas jeter des graines dans des endroits où il pleut car celles-ci sont à même de pousser. C’est pourquoi, celui qui mange de la pastèque veillera à ce qu’aucun pépin ne tombe dans le jardin. (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm Chap.333, §4)

Arroser

Celui qui arrose des plantes, du fait qu’il les fait croître, enfreint la tolada de « semer ».

Fontaines dans les jardins publics

Il faut éviter de boire aux fontaines qui se trouvent sur les pelouses car de l’eau peut y couler.

Dispositifs d’arrosage automatiques

En cas de besoin, il est permis d’actionner des dispositifs d’arrosage au moyen d’horloge afin que la terre soit arrosée le Chabbath. Et il est bien de mettre une pancarte indiquant que l’arrosage est programmé par une horloge. Mais si l’arrosage n’est pas nécessaire, il est préférable de ne pas le faire le Chabbath, même automatiquement.

Plantes odorantes et fleurs

Il est permis de mettre des fleurs et toutes sortes de plantes odorantes dans un vase rempli d’eau. Mais il est préférable de ne pas mettre des fleurs fermées car elles s’ouvriront au contact de l’eau, et cela ressemble au travail de « semer ». Les achkénazim interdisent de mettre des fleurs dans l’eau le Chabbath. (Rama 336, §11 ; Yé’havé Da’at T.2, §53)

Lorsque des graines et des fleurs se trouvent sur le rebord de la fenêtre, il est permis d’ouvrir la fenêtre bien que l’air pur et les rayons du soleil favorisent la croissance des graines. Néanmoins, en cas de graines poussant en serre, il est défendu d’ouvrir la toiture en verre si l’on a l’intention d’augmenter leur croissance. (‘Hazon ‘Ovadia, note T. 4, p.291)

Pots de fleurs

Il est interdit de mettre sur le sol un pot de fleur qui était posé sur quelque chose, étant donné que cette action est semblable à celle de « semer ». En effet, la plante commencera alors à s’alimenter dans la terre. De même, s’il était sur le sol, il est interdit de le placer sur un support différent car cet acte est assimilé à celui « d’arracher », la plante cessant de prendre sa nourriture dans le sol. Et il n’y a aucune différence entre un pot qui est troué dans sa partie inférieure ou un autre qui ne l’est pas, en raison du fait que même s’il n’est pas percé en dessous, une fois posé sur le sol, la plante s’alimentera également un peu (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm Chap.336, §8). Certains décisionnaires sont moins stricts et permettent de déplacer les pots de fleur sur un sol dallé (à condition que le pot ne soit pas mouktsé – objet qu’il est interdit de déplacer le Chabbath – comme par exemple des plantes odorantes, ou que l’on bouge de manière différente). (Yalkout Yossef T.5, p.22)

2 – LABOURER

Tolada de labourer

Celui qui creuse dans la terre un petit trou transgresse la tolada de labourer et est ‘hayav (il devait apporter un sacrifice au Temple quand il existait) du fait qu’il rend apte le sol à être ensemencé par une graine même de petite taille. (Yalkout Yossef T.5, p.50)

Billes

Il est permis aux enfants de jouer aux billes sur un sol dallé mais pas sur la terre de peur qu’ils ne creusent des trous ou n’égalisent les trous qui sont dans le sol. (Michna Broura, Biour Halakha 337, 62 ; ‘Hazon ‘Ovadia, note T.4, p.241)

 

3 – MOISSONNER

Que recouvre ce travail ?

Celui qui moissonne les blés ou qui cueille des fruits et toute chose qui grandit dans la terre, que ce soit une nourriture pour l’homme ou une nourriture pour les animaux, enfreint l’interdiction de moissonner. Mais la Torah ne l’interdit que si les branches sont rattachées à l’arbre ou si la plante est encore reliée à la terre par ses racines. Mais si les unes comme les autres ont été détachées avant Chabbath, il est autorisé de cueillir les fruits ou de ramasser les plantes et l’interdiction de moissonner n’est pas transgressée.

Plantes odorantes et fleurs

Il est permis de séparer les tiges d’une plante odorante afin de les distribuer à d’autres personnes. Pour les bois parfumés durs, cette séparation ne peut se faire que manuellement mais pas au moyen d’un couteau. (‘Hazon ‘Ovadia, note T.4, p.128)

Pots de fleurs

Il est interdit le Chabbath de cueillir des fleurs (ou des fruits) poussant dans un pot, qu’il soit percé ou non percé. (Yalkout Yossef T.5, p.16)

Le Chabbath, il est défendu d’enlever un noyau d’avocat qu’on a mis dans de l’eau ou un haricot qu’on fait pousser sur du coton humide et dont les racines ont pris naissance.

Marcher ou se coucher sur des végétaux rattachés au sol

Il est permis de marcher ou de se coucher sur la pelouse le Chabbath bien qu’il soit hautement probable que de l’herbe sera arrachée (traité Erouvin, 100b). (Yalkout Yossef T.5, p.28)

Vêtement qui s’est accroché dans des épines

Si notre habit s’est empêtré dans des épines et que celui-ci se déchirerait si l’on continuait à marcher, on a le droit de retirer soigneusement les épines même si elles risquent de se détacher du buisson.

Utiliser des végétaux rattachés au sol

Les Sages ont interdit de grimper aux arbres le Chabbath, de s’y appuyer et de les utiliser, de peur que l’on n’arrache des branches ou des feuilles et par conséquent qu’on transgresse l’interdiction de moissonner. Lorsque le Chabbath on se promène dans un jardin ou dans un verger, il faut donc faire très attention de ne poser aucun objet sur les arbres. (Yalkout Yossef T.5, p.25)

Sentir l’odeur d’une plante fixée à la terre

Il est permis de respirer l’odeur d’une plante parfumée reliée à la terre à condition de veiller à ne pas l’arracher. Il est autorisé aussi de la tenir dans la main. (Yalkout Yossef T.2, p.639)

Bien que nous ayons indiqué qu’il est interdit d’utiliser une plante attachée au sol, le Méïri statue que le fait de s’appuyer sur un arbre est considéré comme s’en servir, mais si l’on ne fait qu’en respirer l’odeur, ce n’est pas une manière de l’utiliser et cela est permis. (Traité Soucca, 37b)

Par contre, il n’est pas permis de respirer la peau d’un fruit, tel le citron, lorsqu’il est accroché à l’arbre car il est d’usage de le manger et l’on risque d’oublier qu’il est interdit de le cueillir.

 

4 – METTRE EN GERBES

Fruits qui se sont éparpillés

Le travail de mise en gerbes n’est interdit qu’à l’endroit où les plantes ont poussé. C’est pourquoi il est permis chez soi de rassembler et de remettre en place des fruits qui se sont dispersés. Mais s’ils se sont éparpillés dans la cour, on ne les remettra pas en place midérabbanan (interdiction instituée par les Sages) car cela ressemble à un maassé ‘hol (acte profane – travail accompli pendant la semaine). Ce qui n’est pas le cas dans une maison. (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm Chap.335, §5 ; Michna Broura Chap.340, 37 ; Ohr Letsion)

Perles qui se sont éparpillées

Si un collier de perles s’est cassé dans une cour, il est permis de ramasser les perles qui se sont éparpillées sur le sol et de les mettre dans un récipient car, en cas de perte nancière importante, les Sages n’ont pas décrété d’interdiction. Cependant, on ne ren lera pas les perles. (‘Hazon ‘Ovadia, note T.4, p.291)

Bien que nous ayons rapporté qu’il n’est pas défendu de les rassembler hors de leur lieu de croissance, il est cependant interdit de les en ler car cette opération s’accomplit habituellement n’importe où, de même façon qu’il est interdit de recueillir des gues et d’y passer un l, même dans un endroit, comme une maison, où elles ne poussent pas. Et celui qui rassemble des gues transgresse un interdit de la Torah, la tolada de mettre en gerbes, car les gues sont des produits de la terre. Il en est de même pour les perles car, comme on les extrait de la mer, elles sont considérées comme des produits de la terre. (Michna Broura Chap.340, 38 ; ‘Hazon ‘Ovadia, note T. 4, p.291)

 

5 – BATTRE

Séparer – tolada de « battre »

Le battage consiste à défaire et à séparer les grains de leur enveloppe. Accomplir ce travail sur toute chose à l’endroit où elle pousse en est une tolada et par suite est interdit par la Torah. (Yalkout Yossef T.3, p.440)

Traite des animaux

C’est pourquoi, celui qui trait un animal le Chabbath transgresse l’interdiction de séparer car il sépare le lait du pis de la bête. (‘Hazon ‘Ovadia T.2, p.110)

Du temps où il était juge au tribunal rabbinique de Peta’h Tikva, le Rav ‘Ovadia Yossef parla, lors d’un de ses cours, de l’interdiction de traire les animaux le Chabbath. Il apprit plus tard qu’un de ses auditeurs avait des animaux et qu’il les trayait le Chabbath. Il lui t part de la gravité de l’acte et lui dit qu’il ne pouvait utiliser qu’un non-juif pour le faire car les Sages le permettaient a n d’éviter la sou rance des animaux (tsa’ar balei ‘haïm). Le Rav ajouta que, s’il ne trouvait pas de non-juif, rien ne l’autorisait à se transformer lui-même en non-juif. Mais l’homme resta sur ses positions et refusa de l’écouter. Le Chabbath suivant, alors qu’il s’apprêtait de nouveau à traire ses vaches, un serpent venimeux le mordit. Il fut transporté à l’hôpital et y resta trois semaines. Le Rav ‘Ovadia vint le visiter et le réprimanda de nouveau ; il lui conseilla de vendre ses bêtes à un non-juif. L’homme alors se repentit (‘hazar betechouva) et vendit toutes ses bêtes.

Traite automatique

De nos jours, la traite se fait au moyen de trayeuses automatiques. Avant l’entrée de Chabbath, on connecte la trayeuse à une horloge ; pendant le Chabbath, on relie le tuyau au pis de la vache quelques minutes avant que la trayeuse ne se mette en marche. Ce moyen est permis car, au moment où l’on xe le tuyau, l’électricité n’est pas encore branchée et l’opération qui se déroule ensuite n’est que grama (c’est-à-dire que la personne n’e ectue pas la traite de ses propres mains, ce qui la ferait démarrer immédiatement, mais fait déclencher l’action plus tard) interdite midérabbanan mais que les Sages ont autorisée pour éviter la sou rance des bêtes.

Presser

Presser des fruits s’apparente à la tolada de « battre » qui est de « séparer » car, par cet acte, on extrait le jus à l’endroit où il se forme.

Raisins et olives

Dès lors, celui qui, le Chabbath, presse du raisin pour en faire du vin ou des olives pour en faire de l’huile, viole une interdiction de la Torah, celle de « séparer », tolada de « battre ». (Yalkout Yossef T.3, p342)

Interdiction de presser par décret rabbinique

Les Sages ont interdit de presser tout fruit même dans des régions où on n’a pas l’habitude de le faire si, dans un autre endroit du monde, on le fait. (Yalkout Yossef T.3, p.340)

Mûres et grenades

Les Sages ont interdit à leur époque de presser des mûres et des grenades car il y avait des endroits où on le faisait usuellement. (Yalkout Yossef T.3, p.341)

Les autres fruits

De nos jours, on presse de nombreux fruits comme les oranges, les pamplemousses, les pommes, les poires, les clémentines, les mangues, les ananas, les pêches, les prunes, les tomates, les bananes et, par conséquent, il est interdit de les presser le Chabbath. (Yalkout Yossef T.3, p.343)

Différence entre olives et raisins et mûres et grenades

La raison pour laquelle la Torah n’a interdit que les olives et le raisin est que ceux-ci sont destinés principalement au pressage, a n de fabriquer du vin et de l’huile, ce qui n’est pas le cas des autres fruits. Bien que, pour certains, on ait l’habitude d’en extraire le jus pour en faire des boissons ou tout autre usage, il n’en demeure pas moins qu’il est d’usage plutôt de les manger. C’est pourquoi la Torah n’a pas interdit de les presser mais les Sages ont défendu les fruits qu’on a l’habitude de presser tels que les mûres et les grenades, de peur que, par erreur, on ne presse des olives ou du raisin. (Yalkout Yossef T.3, p.341)

Fruits qu’on ne presse pas habituellement

Quant aux fruits tels que les coings ou la pastèque, que l’on n’a pas l’habitude de presser, il est permis de le faire a n de boire leur jus, car celui-ci est considéré comme faisant partie du fruit lui-même ; on ne fait alors que séparer l’aliment de l’aliment. (‘Hazon ‘Ovadia, note T. 4, p.93)

Pamplemousse avec du sucre

Il est autorisé de couper des tranches de pamplemousse que l’on a sucrées, et de les manger avec une petite cuillère, bien qu’en les consommant, un peu de jus coule du fruit. (Yalkout Yossef T.3, p.345)

Sucer des fruits

Il est permis de mettre un fruit entre ses lèvres et d’en sucer le jus, même s’il s’agit de raisins ou d’olives. Et à plus forte raison si on met le fruit dans la bouche, qu’on le suce et que l’on jette les restes, car ce n’est pas de cette façon qu’on presse les fruits. (Beth Yossef ; Ha’hida ; Maharil ; ‘Hazon ‘Ovadia, note T. 4, p.106)

Citron

Maran (Rabbi Yossef Karo) dans le Choul’han ‘Aroukh (Ora’h ‘Haïm Chap.320, §6) permet de presser les citrons. Parmi les nombreux décisionnaires qui sont du même avis, on peut citer Rabbénou Yérou’ham, le Rav Maguen Avraham.

Du fait qu’en général on presse les citrons et que, bien au contraire, la plupart des citrons sont destinés à être pressés et non pas à être mangés, s’il en est ainsi, pourquoi Rabbi Yossef Karo a permis de les presser le Chabbath ? Les décisionnaires n’ont-ils pas indiqué que, même à l’époque de Maran, les citrons étaient aussi habituellement pressés ?

Le Rav « Radbaz » explique que le pressage des citrons n’est pas similaire à celui des autres fruits. En e et, le jus de ceux-ci est destiné à être bu sans être mélangé (tout comme l’huile pour l’allumage n’est utilisée qu’à l’état pur) alors que le jus de citron n’est pas consommable tel quel mais seulement en mélange. Le « Roch » (Rabbi Acher Ben Yé’hiel, commentateur et décisionnaire essentiel du XIVe siècle) va également dans ce sens. Rabbi Ben Tsion Litchman, dans son livre Bnei Tsion, après avoir réfuté les arguments de ceux qui ne sont pas d’accord avec Rabbi Yossef Karo et énoncé les bonnes raisons qui permettent de presser les citrons, conclut : « Les paroles de Rabbi Yossef Karo sont les paroles du D.ieu Vivant et elles ont un goût (ndt : taam qui veut dire aussi en hébreu « raison ») digne de louange et un parfum comme celui du Temple. » (Liviat ‘Hen, p.57)

Il est donc autorisé de presser les citrons pour tout besoin et de préparer par exemple de la limonade, d’en verser le jus dans le thé ou sur de la salade.

Presse-fruits

Bien entendu, on ne pourra presser les fruits que manuellement et non pas avec un presse-fruits car ce serait agir comme pendant la semaine. (Yalkout Yossef T.3, p.344)

Une boisson versée dans la nourriture

Les Sages ont édicté une règle concernant le pressage des fruits : l’interdiction de presser les fruits, qu’elle soit instituée par la Torah ou par les Sages, ne s’applique qu’au pressage dans un récipient vide, mais s’il s’e ectue sur un aliment et que la majorité du jus est absorbée et en améliore le goût, le jus est alors considéré comme un aliment et il est permis de l’extraire des fruits. Et c’est ainsi que se sont exprimés les Sages : « Une boisson qui va être versée dans un aliment est assimilée à un aliment », c’est-à-dire que, dans ce cas-là, la règle qui lui est appliquée est celle d’un aliment mélangé à un autre aliment, ce qui est permis. Mais si l’aliment est en petite quantité et que la majorité du jus n’est pas absorbée, il n’est pas permis de presser le fruit sur l’aliment. (Yalkout Yossef T.3, p.354)

Et de toute manière, il est formellement interdit de presser des fruits a n de les verser dans une boisson. (Yalkout Yossef T.3, p.357)

Jus d’orange avec du sucre

Il n’est donc pas permis de préparer une boisson en pressant une orange dans un verre contenant deux ou trois cuillerées de sucre en poudre car il est probable que le jus ne sera pas complètement absorbé par le sucre. De plus, le jus n’a pas pour rôle de changer le goût de l’aliment, c’est-à-dire le sucre, et de l’améliorer, mais c’est le sucre qui modi e le goût du jus. (Yalkout Yossef T.3, p.356)

Jus qui coule de lui-même

Dans un récipient contenant beaucoup de grappes de raisin, si du jus s’est écoulé, il sera interdit le Chabbath de le boire même si le raisin est destiné à être mangé, de peur que on ne soit peut-être amené à le presser soi-même. Mais si le jus provient des autres fruits, comme l’orange, et que les oranges étaient destinées à être mangées, il est autorisé de consommer le jus qui s’en échappe. Mais si l’on avait l’intention presser les oranges, le jus qui s’en écoulera sera interdit.

C’est pourquoi, celui qui découpe des oranges pourra boire le jus qui reste dans l’assiette le Chabbath car les oranges n’étaient pas destinées à être pressées mais à être mangées. (Yalkout Yossef T.3, p.357)

Extraire le jus quand on a besoin du fruit

Autre règle concernant le pressage des fruits : il est interdit de presser des fruits si on a besoin de leur jus, mais si c’est des fruits eux-mêmes qu’on a besoin, il est permis de les presser.

Conserves au vinaigre et fritures

Il est donc permis de presser manuellement des cornichons au vinaigre ou à l’eau a n d’en extraire le jus car on n’a pas besoin du vinaigre ou de l’eau mais du fruit lui-même. De même, il est autorisé d’extraire l’huile d’aubergines ou de pommes de terre frites. (Yalkout Yossef T.3, p.350)

Broyer de la neige, de la grêle, de la glace

Les Sages ont interdit de broyer de la neige, de la grêle ou de la glace a n de les faire fondre de crainte qu’on ne presse du raisin. Cependant, il est permis de les mettre dans une boisson et de secouer le verre de telle sorte qu’elles fondent plus vite puisque on ne le fait pas de ses propres mains. Les juifs achkénazes n’ont pas le droit de mettre de la glace dans un verre vide en raison de l’interdiction de nolad (né) ; par contre, il leur est permis de la mettre dans une boisson car on ne voit pas la glace se transformer en liquide.

Glaçons

Il est permis de casser un gros morceau de glace en petits cubes car on n’a pas l’intention de les faire fondre mais de les mettre dans une boisson. Il est également autorisé de verser un peu d’eau sur un bac à glaçons a n de les faire fondre légèrement de telle manière qu’il soit plus facile de les démouler. (Yalkout Yossef T.3, p.362)

Il veille sur les pas de ses adorateurs (Samuel I – 2, 9)

Bien qu’en marchant sur de la neige, sur de la glace ou sur de la grêle, on les fasse fondre, cela est permis car ce n’est pas notre intention. Et même si des lettres ou des dessins sont gravés dans les semelles, et qu’en marchant, ils s’inscrivent dans la neige, cela est autorisé car on ne le fait pas de manière délibérée. Bien qu’en marchant, il soit évident que des formes seront gravées dans la neige, de toute façon on verra dans les règles de cuisson le Chabbath que c’est permis car cela rentre dans le cadre de « psik reicha béderabbanan délo ni’ha lei » (acte interdit par les Sages ayant une conséquence dont on ne tire aucun avantage). D’autres raisons peuvent être invoquées. (Yalkout Yossef T.3, p.359)

En foi de quoi, il est permis d’uriner sur la neige bien qu’il soit certain qu’elle va fondre. (Igrot Moché, Ora’h ‘Haïm 2ème partie §16; Yalkout Yossef T.3, p.398)

Lingettes humides

On est moins sévère au sujet des lingettes humides servant à nettoyer les bébés mais on veillera à le faire avec précaution. Si les lingettes sont attachées les unes aux autres, on les séparera avant l’entrée du Chabbath. (Igrot Moché, Ora’h ‘Haïm 4ème partie §70 ; Har Tsvi ; Yalkout Yossef « Education » p.183 ; Yalkout Yossef T.3, p.366)

Essorage des vêtements

L’essorage des habits s’apparente à l’acte de presser mais fait partie des toladot de « blanchir » que nous étudierons plus tard.

 

Source : « Lois & Récits de Chabbath » aux Editions Torah-Box