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Netilat Yadayim : se laver les mains avant un repas

Netilat Yadayim : Introduction

Se laver des mains (netilat yadayim) avant un repas où l’on consomme du pain est une obligation d’ordre rabbinique. On doit soigneusement veiller à faire netilat yadayim car celui qui néglige cette mitsva s’attire de mauvaises choses.

Même celui qui n’a pas les mains sales, et qui ne les a souillé d’une quelconque façon, se doit malgré tout de faire netilat yadayim.

Attention ce des mains que nous allons étudier, est différent du lavage des mains du matin.

 

Netilat Yadayim : Quand ? Comment ?

Quand faire ?

Si on mange moins qu’un kazayith (= 27 grammes) de pain, on n’est pas tenu de se laver les mains. Si on consomme au moins un kazayith de pain mais moins qu’un kabeitsa (= 56 gr), on se lave les mains sans berakha.

Et donc si on mange plus qu’un kabeitsa de pain alors on se lavera les mains avec berakha :

  • ברוך אתה ה’ אלקינו מלך העולם אשר קדשנו במצותיו וצונו על נטילת ידים
  • Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, asher kideshanou bemitzvotav, vètzivanou ‘al netilat yadayim
  • Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Tes commandements et nous as prescrit l’ablution des mains.

Lorsque l’on s’est lavé les mains avec l’intention de manger au moins un kabeitsa (= 56 gr) de pain, et qu’on a donc récité la berakha, et qu’après avoir commencé à manger son repas, on a du mal à finir les 56 g de pain, on n’est pas obligé de se forcer à manger un kabeitsa de pain pour éviter d’avoir dit une berakha en vain.

Mais a priori, il est évident qu’on se doit d’être prévoyant et de consommer un kabeitsa de pain avant de commencer à manger les autres aliments.

En résumé :

  • moins de 27 grammes de pain : on ne se lave pas les mains et on récite sur la berakha « Ha-Motsi » sur le pain.
  • entre 27 et 56 grammes de pain : on se lave les mains sans berakha et on récite sur la berakha « Ha-Motsi » sur le pain.
  • plus de 56 grammes : on se lave les mains avec berakha et on récite sur la berakha « Ha-Motsi » sur le pain.

netilat yadayim

Dans quel ordre procéder ?

On ne dit pas la bénédiction avant de se laver les mains car elles ne sont pas toujours propres et il ne convient pas de dire de berakha dans ce cas. C’est pourquoi l’usage adopté est de la dire avant de les essuyer. A retenir :

Lavage -> Berakha -> Essuyage

Nous avons l’usage de verser de l’eau 3 fois sur chaque main, c’est à dire : la main droite prend le récipient (kéli) et le passe dans la main gauche qui verse à 3 reprises de l’eau sur la main droite. Puis on repose le kéli et la main droite le reprend et verse l’eau 3 fois consécutives sur la main gauche ; le gaucher procède de la même façon. Il faut veiller à bien recouvrir toute la main d’eau.

On ne s’interrompt pas pour parler entre le lavage des mains (netilath yadayim) et l’essuyage des mains. Si toutefois, on a quand même parlé avant de les essuyer ou avant d’avoir dit la berakha, on n’a pas besoin de se relaver les mains : on récite la berakha puis on s’essuie les mains.

On lève les mains et on récite la berakha (netilath yadayim) puis on les essuie avant de rompre le pain.

On peut s’essuyer les mains avec un sèche-mains électrique ou en les exposant au soleil. Mais il ne faut pas s’essuyer les mains sur ses car c’est mauvais pour la mémoire.

Attention, celui qui s’est lavé les mains mais qui n’a pas récité la berakha avant de les essuyer, ne pourra plus faire la berakha.

 

Quelle quantité d’eau verser ?

Tous les récipients qui contiennent au moins un revi’it (=8,6cl) sont valable pour faire netilath yadayim. Un kéli ayant un bec verseur (ex : cruche) peut être utilisé. En revanche on ne pourra pas se servir de tout récipient percé, fêlé ou cassé.

Si on a pas de récipients (kéli) pour se laver les mains, mais si on est devant un mikvé, la mer ou une rivière, on peut tremper ses mains dedans et dire la berakha.

Bien que la quantité d’eau requise pour le lavage des mains avant le repas soit un revi’it (=8,6 cl), il est recommandé de verser abondamment de l’eau sur les mains, comme disait Rav ‘Hisda : « Je me lave les mains avec plein d’eau et on me donne des bienfaits plein les mains ».

 

Séparation entre l’eau et la main

Lors du lavage des mains (netilath yadayim) avant un repas, il faut être vigilant à ce qu’il n’y ait aucune séparation (‘hatsitsa) sur la main entre le corps et l’eau.

Le cas d’une bague

Si quelqu’un porte une bague en permanence et ne la retire à aucun moment alors la bague ne constitue pas une ‘hatsitsaEn revanche, si la personne retire habituellement sa bague, pour n’importe quelle raison, alors la bague constituera une séparation et il faudra la retirer pour faire netilath yadayim.

Le cas du vernis ou du henné

Le vernis à ongles ne constitue pas une ‘hatsitsa, tout comme le henné que certaines ont l’habitude de mettre sur leur paume avant un .

Le cas du pansement sur la main

Concernant les pansements sur la main, s’il recouvre uniquement la plaie alors on pourra faire netilath yadayim avec berakha sinon, on se lavera les mains sans réciter la berakha.

Le cas d’une main totalement recouverte

Si une des deux mains est complètement recouverte (pansement, bandage, plâtre, etc.), on se lave la seconde main et on récite la berakha.

 

Contact avec des mains non lavées

Pendant et après Netilath Yadayim, il faut éviter tout contact avec les mains d’une personne qui ne s’est pas encore lavée les mains et ce jusqu’au moment du Motsi.

 

Interruption entre Netilath Yadayim et

On ne s’interrompt pas entre Netilath Yadayim et le Motsi aussi bien en semaine que le . On pourra cependant parler de sujet relatif au Motsi (exemple : demander du sel, le couteau).

 

Les femmes & les

Les femmes et les enfants (dans le cadre de leur éducation) sont aussi concernés par la mitsva de netilath yadayim avant le repas. On se doit donc d’apprendre et d’enseigner les lois de netilat à toute sa famille.

 

Cas particuliers

Un repas de

Lorsqu’on décide de faire un repas uniquement avec des « gâteaux », c’est à dire que l’on mange plus de 230 grammes, on a l’obligation de se laver les mains, comme pour un repas de pain.

D’après certaines opinions, on doit réciter la berakha. Cependant, tous les décisionnaires ne sont pas de cet avis. C’est pourquoi, à priori, il est préférable de ne pas faire de berakha.

Manger du pain pour atténuer un goût

Si on veut manger du pain pour faire passer un goût trop doux ou trop piquant, même si on en consomme plus d’un kazayith, d’après certaines opinions on n’a pas besoin de se laver les mains.

D’autres décisionnaires ne sont pas de cet avis. Il est donc préférable de faire netilath yadayim sans berakha.

 

Vidéo explicative

 

 

Source : Choul’han Aroukh – Siman 158 – ש׳׳ע סימן קנח : דיני נטילת ידים לסעודה / Choul’han Aroukh – Siman 161 – ש׳׳ע סימן קסא  : דיני חציצה בנטילת ידים / Choul’han Aroukh – Siman 165 – ש׳׳ע סימן קסא  : דיני חציצה בנטילת ידים

2 comments

  1. Chalom   •  

    Petite question concernant le chapitre « Interruption entre Netilath Yadayim et le Motsi » : qu’en est-il du minhag de chanter ‘Lemevsa al rifta…’ juste avant motsi à chabbat ?

  2. Moshé | LaQuoti Halakhique   •     Auteur

    Ce chant, dont les juifs d’Afrique du Nord (principalement d’Algérie et du Maroc) ont l’habitude de chanter le vendredi soir entre Netilat Yadayim et le Motsi, vient rappeler aux convives présents qu’il y a lieu après la berakha sur le pain de manger une quantité suffisante (27 ou 56 grammes) comme nous venons de l’étudier.

    Ces paroles sont en rapport avec la mitsva que nous sommes entrain de réaliser et donc ne sont pas considérées comme « interruption ».

    Kol touv

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