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Le Motsi : résumé des halakhot

Après avoir étudié comment se laver les mains avant de manger du pain (netilat yadayim), étudions à présent les règles sur la berakha a récité avant de manger du pain (motsi).

 

Dans quel cas réciter le motsi ?

On récitera la berakha du Motsi uniquement sur du vrai pain, même si on en consomme moins d’un kazayith (= 27 grammes). Cela signifie qu’on ne pourra dire le Motsi que s’il a un goût de pain. Si le pain a un goût de sucre, miel, huile, lait, etc…, on ne pourra pas réciter le Motsi et il faudra dire la berakha « Boré Miné Mézonot ».

On dira la berakha du Motsi sur une pâte à pain qu’on a saupoudrée de grains de sésames, pavot, etc. Mais s’il y a beaucoup de grains au point qu’on ne sente plus le goût du pain, alors on dira «  ».

La règle est différente chez les Achkénazim : si la base de la pâte est composée essentiellement de farine et d’eau, on considère que c’est du pain et non un « gâteau », et la berakha restera « motsi« .

 

Réciter la bénédiction Ha-motsi

Avant de consommer du pain, on doit réciter la bénédiction « Ha-Motsi… ». Il faut prendre le pain en main puis réciter la bénédiction. Il est bon de le saisir des 2 mains pendant qu’on récite la berakha.

  • ברוך אתה ה’ אלקינו מלך העולם, המוציא לחם מן הארץ
  • Baroukh ata Ado-naï Elohénou Melekh Ha-olam, ha-motsi lé’hem mine ha-aréts.
  • Béni Tu es, Hachem, notre D., Roi de l’univers, qui tires le pain de la terre.

On fera attention en prononçant la berakha à marquer une pause entre les mots « le’hem » et « mine » afin de bien dire les deux lettres « mem ».

Puis on doit rompre le pain à l’endroit où il est le mieux cuit. Il faut manger le pain immédiatement après avoir récité la berakha sans interruption. 

Il n’y a pas de quantité de pain requise à manger juste après avoir récité la berakha mais lors du repas, il faudra consommer en priorité un kazayit (= 27 grammes) de pain.

En semaine, on l’habitude de faire une petite entaille à cet endroit puis de réciter la berakha et enfin de séparer complètement le morceau que l’on trempera dans le sel avant de le manger.

 

Des invités à la table du

Le Chabbat et Yom Tov il faut avoir 2 pains entiers, c’est pourquoi, on ne fera pas d’entaille comme en semaine.

Chabbat et Yom Tov, où l’on a l’habitude de recevoir beaucoup d’invités, le minhag est que le maître de maison récite la berakha sur les 2 pains entiers et acquitte tous les convives. Pour cela, il faut qu’il ait l’intention de les acquitter et eux doivent penser à être acquittés. Après avoir récité la berakha, le chef de famille doit d’abord manger son morceau et ensuite couper le pain pour le distribuer aux convives.

Certains évitent de donner le morceau de pain à quelqu’un dans la main car c’est une pratique réservée aux personnes endeuillées. On le posera donc sur la table, devant lui et on évitera de le lancer de façon irrespectueuse.

 

En cas d’

Si on a oublié de dire la berakha Ha-Motsi avant de manger du pain ou qu’on ne se souvient plus si on l’a dite ou pas, alors on ne la refera pas. En effet, il existe un principe important qui dit que dans le doute on s’abstient de refaire une berakha qui est a été instituée par les Rabbanim (de peur qu’elle soit dite en vain) contrairement à celles qui ont été institué par la Torah (comme pour le Bircat Hamazon dont nous avons étudié les halakhot ici).

 

Quelques cas particuliers

Le cas d’une

motsi sur pizzaSur une pizza dont la pâte a été faite de farine et d’eau, on récitera la berakha du Motsi. En revanche, on dira la berakha « Boré Miné Mézonot » sur une pâte faite à base de jus de fruit ou de lait.

Il faudra donc se renseigner auprès du restaurateur afin de savoir quelle berakha réciter.

 

Le cas de la

matsa-chemouraPour les séfaradim, pendant Pessa’h, on recite la berakha « …ha-motsi lekhem min ha-arets« , et en dehors de Pessa’h, on a l’habitude de dire « Boré Miné Mézonot » sur la matsa.

En revanche les Achkenazim disent toujours la berakha de Ha-Motsi sur la Matsa.

 

Un repas de

Si on fait un repas de gâteaux (pâtisseries cuites au four, petits fours, bourekas), c’est à dire qu’on va en consommer plus de 230 grammes, on doit se laver les mains en récitant la bénédiction ‘al netilat yadayim, puis dire la berakha du Motsi.

Si on a commencé à manger des gâteaux sur lesquels on a dit la berakha « Boré Miné Mézonot » sans avoir l’intention d’en faire un repas, mais que finalement on en mange plus de 230 grammes, on sera quitte avec cette berakha et on aura pas besoin de refaire la bénédiction du Motsi.

(nous avons étudié ici quelle règle appliquer pour la bénédiction de fin de repas).

 

Un repas de pâtes

Si on fait un repas de pâtes, ou un repas avec d’autres aliments à base des cinq espèces de céréales bouillis (blé, orge, avoine, épeautre, seigle), on dira la berakha « Boré Miné Mézonot ». Même si on en mange plus de 230 grammes, on ne fera pas le Motsi car ces aliments ont été cuits à la casserole.

 

Une étude plus approfondie, que nous ne pouvons traiter dans le cadre de cette rubrique, serait cependant nécessaire pour comprendre le fondement de ces règles.

Sources : Choul’han Aroukh : Chapitre 167 – ש׳׳ע סימן קסז  : דיני בציעת הפת | Chapitre 168 – ש׳׳ע סימן קסח  : דיני בציעת הפת | Yalkout Yossef : Sur quel pain fait-on hamotsi – ילקוט יוסף : על איזה פת מברכין

 

 

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