Lachone Hara' hafet haim

Lois du Lachone Hara’

Sommaire

Résumé des Lois sur le Lachone Hara’

Première Partie

26 Tichri / 25 Chevat / 25 Sivane

1/ Il est interdit de dire des propos péjoratifs sur son prochain même s’ils sont véridiques ; c’est du lachone hara. Si les propos sont mensongers, il s’agit de motsi chème ra’ (calomnie) qui constitue un péché plus grave encore et l’auteur des propos transgresse l’interdit : « Ne va point colportant le mal parmi les tiens.« 

2/ En plus de cet interdit spécifique à la médisance et au colportage, l’auteur des propos transgresse de nombreux autres interdits, ainsi qu’il est expliqué dans l’introduction.

27 Tichri / 26 Chevat / 26 Sivane

3/ L’interdit de lachone hara s’applique même de manière ponctuelle. Quant à ceux qui le transgressent continuellement, ils sont appelés : « ba’alé lachone hara » et leur péché est plus grand encore.

4/ Quant à ceux qui se sont habitués à ce péché et qui ne prennent par sur eux de s’en abstenir, nos sages disent qu’ils sont punis dans ce monde et n’ont pas de part dans le monde futur.

28 Tichri / 27 Chevat / 27 Sivane

5/ Il est interdit de dire du lachone hara tant de sa propre initiative que sous l’effet de la pression. Même si son père ou son maître insistent auprès de lui, s’il sait qu’il en viendra à dire du lachone hara ou de la « poussière de lachone hara« , il lui est interdit de parler.

6/ Même si le fait de s’abstenir de dire du lachone hara’ lui occasionnerait une perte financière importante, il serait par exemple licencié de son travail et n’aurait pas de quoi subvenir aux besoins de sa famille, il n’en aura pas pour autant le droit de dire de lachone hara.

29 Tichri / 28 Chevat / 28 Sivane

7/ Afin de ne pas trébucher dans le péché de lachone hara, l’homme doit perdre même son « honneur ». Ainsi, s’il est assis parmi des gens qui disent du lachone hara, il doit veiller à ne pas s’associer à eux même si de ce fait, ils en arriveront à le mépriser. Et plus l’épreuve est difficile, plus sa récompense sera importante.

8/ L’interdit de lachone hara s’applique tant à l’oral qu’à l’écrit, de manière explicite que par allusion.

9/ Même si les propos dérogatoires qu’il prononce sur son prochain visent également sa propre personne, cela demeure interdit.

Deuxième Partie

30 Tichri / 29 Chevat / 29 Sivane

1/ L’interdit de proférer du lachone hara s’applique même s’il parle à une seule personne. A plus forte raison s’il s’adresse à un ensemble de personnes, puisqu’il méprise son prochain devant d’autres et qu’il les fait trébucher dans le péché de lachone hara.

2/ L’autorisation de dire du lachone hara en présence de trois personnes s’applique seulement à des propos qui ne sont pas entièrement péjoratifs mais qui prêtent à équivoque et qui peuvent être interprétés soit de manière péjorative soit de manière non péjorative. Ainsi, si ces propos équivoques sont prononcés en présence de trois personnes, cela implique forcément qu’ils ne sont pas péjoratifs vu qu’ils seront portés à la connaissance de la personne concernée. Mais si les propos sont totalement péjoratifs, il est interdit de les prononcer même en présence de trois personnes.

1 Hechvan / 30 Chevat / 30 Sivane

3/ S’il a fauté et dit du lachone hara en présence de trois personnes, il est permis, d’après certains, de répéter ces propos puisqu’ils seront de toute façon diffusés. Cette autorisation n’est valable que si la personne n’a pas pour intention première de diffuser les propos mais qu’elle les répète simplement, sans intention particulière. D’après d’autres, cela est permis seulement si le sujet en question a été abordé au cours de la conversation.

4/ S’il entend les propos de la bouche d’une de ces trois personnes, il n’est pas autorisé à les diffuser et à plus forte raison de révéler l’identité de leur auteur car ce faisant, il aura également dit du lachone hara sur celui-ci. Cependant, si les faits ont déjà été largement diffusés, il lui est permis de les répéter [et selon certains, seulement de manière accessoire, comme indiqué plus haut].

2 Hechvan / 1 Adar / 1 Tamouz

5/ Même lorsque des propos ont été prononcés en présence de trois personnes, il arrive qu’ils ne soient pas diffusés : par exemple, si l’une des personnes craint D., ou est un proche parent ou un ami de la personne en question. Dans ce cas, les deux autres personnes ne sont pas autorisées à répéter les propos.

6/ Même lorsqu’il est permis de raconter des propos qui ont été dits en présence de trois personnes, cela ne s’applique que dans la ville où les propos ont été prononcés devant trois personnes et pas dans une autre ville [et parfois, pas même dans un autre quartier lorsque les faits ne sont pas tellement diffusés].

3 Hechvan / 2 Adar / 2 Tamouz

7/ Même lorsque des propos ont été prononcés devant trois personnes, si leur auteur les a mis en garde de ne pas les répéter, il est interdit de les rapporter à d’autres. Et même si une ou deux personnes ont enfreint sa volonté, le troisième n’a pas le droit de raconter, même de manière accessoire.

8/ Cette permission « en présence de trois personnes » ne s’applique pas lorsque deux personnes racontent à deux autres personnes mais seulement lorsqu’une personne raconte à trois autres personnes.

4 Hechvan / 3 Adar / 3 Tamouz

9/ Même lorsque des propos ont été prononcés en présence de trois personnes, il est interdit de rajouter  à ces propos ne serait-ce qu’un mot, ni de les renchérir en disant que la chose est probablement vraie. Il en est de même lorsque les faits sont connus, s’il a l’intention d’humilier et de mépriser la personne à travers son récit.

10/ Même lorsque les propos ont été prononcés devant trois personnes, il est interdit de les répéter à quelqu’un susceptible de les prendre pour vrais ou, pire encore, qui risque de renchérir sur les propos.

D’après ce qui a été expliqué, il est quasiment impossible que toutes les conditions autorisant ces propos soient remplies. Même si elles l’étaient, de nombreux décisionnaires s’opposent au principe même de cette autorisation et par conséquent, quiconque souhaite préserver la pureté de son âme s’en éloignera.

5 Hechvan / 4 Adar / 4 Tamouz

11/ Si les chefs de communauté ou d’autres préposés à la communauté, etc. ont jugé le cas d’un certain individu et se sont prononcés à son encontre selon la majorité, il sera interdit à quiconque d’entre eux de dire ensuite que lui souhaitait l’acquitter et que ce sont ses confrères qui ont scellé son sort. Même dans le cas où ils n’ont pas convenu explicitement de ne pas dévoiler la chose, c’est interdit. Même si cela éveille la colère où qu’on le maudit, c’est interdit.

6 Hechvan / 5 Adar / 5 Tamouz

12/ Il est interdit de dire d’un orateur que ses discours ne sont pas intéressants et n’ont pas de contenu, même si cela est vrai.

13/ S’il révèle un secret professionnel en présence de trois personnes, ces dernières sont autorisées à le rapporter à d’autres, même s’il s’agit d’une chose qui peut lui causer un préjudice matériel ou moral [à condition qu’aucune des trois personnes ne craigne D., ni ne soit un proche ou un ami de cet homme, qui pour sûr ne répétera pas les propos. A condition également qu’elles n’accentuent pas les faits, de telle sorte que cela puisse lui porter préjudice. Et à condition que l’auteur de ces propos n’ait pas fait part de leur caractère confidentiel]. Par contre, celui qui entend les propos d’une de ces trois personnes n’est pas autorisé à les répéter.

Troisième Partie

7 Hechvan / 6 Adar / 6 Tamouz

1/ Il est interdit de dire du lachone hara aussi bien en cachette qu’en présence de la personne concernée. Et parfois, dans ce dernier cas, le péché est encore plus grave car cela entraine dispute et humiliation.

2/ Il est parfois permis de dire des propos ambigus non nécessairement péjoratifs mais susceptibles d’être mal interprétés. S’il les formule de la même manière qu’il l’aurait fait si la personne visée était présente, cela prouve qu’il désire que ses propos soient interprétés de manière non péjorative et cela est par conséquent permis. Mais s’il s’exprime de manière péjorative, même si la personne visée est présente, c’est interdit.

8 Hechvan / 7 Adar / 7 Tamouz

3/ L’interdit de la médisance s’applique même dans le cadre de la plaisanterie, lorsque l’auteur n’est ni motivé par la haine ni le désir de dénigrer son prochain.

4/ Même s’il ne mentionne pas le nom de la personne en question mais y fait allusion et que l’auditeur comprend de qui il s’agit, c’est interdit.

Et même si ses propos n’ont pas de caractère péjoratif mais qu’ils vont nuire à la personne concernée et que telle est l’intention de celui qui parle, c’est interdit.

9 Hechvan / 8 Adar / 8 Tamouz

5/ Il est interdit de dire du lachone hara« en trompant » : en racontant les faits en toute innocence, feignant de ne pas savoir qu’il s’agit de lachone hara, ou feignant de ne pas savoir qu’il s’agit des actions de cette personne.

6/ L’interdit de lachone hara s’applique même lorsque les propos ne causent aucun préjudice à la personne visée. Aussi, même s’il prévoit dès le départ que la personne visée ne subira pas de préjudice, est-il interdit de raconter.

10 Hechvan / 9 Adar / 9 Tamouz

7/ S’il voit une personne commettre un acte qui peut être interprété dans les deux sens, la règle est la suivante :

  • S’il s’agit d’une personne qui craint D., il a le devoir de la juger positivement et ce, même s’il semblerait plus logique de la juger défavorablement.
  • Si c’est une personne moyenne et que son acte peut être interprété aussi bien positivement que négativement, c’est une obligation de la juger favorablement et il est interdit de médire d’elle.

Mais s’il est clair qu’elle a commis une faute, il convient de lui accorder le bénéfice du doute. 

8/ Même lorsqu’il est autorisé à la considérer coupable, il n’a pas le droit d’en faire part à d’autres, à moins que toutes les conditions expliquées par la suite soient réunies.

Quatrième Partie

11 Hechvan / 10 Adar / 10 Tamouz

1/ Il est interdit de dire du mal son prochain. Cet interdit ne s’applique pas seulement à des propos n’ayant pas véritablement une connotation péjorative comme par exemple raconter les mauvaises actions de ses ancêtres. Mais même s’il l’a vu de ses yeux commettre un péché envers D., il n’a pas le droit de le raconter.

2/ Cet interdit est valable s’il l’a vu commettre un péché, peu importe si celui-ci est connu pour être très grave ou pas. Et même s’il s’agit d’une chose dont nos sages ont commandé de s’abstenir seulement à priori, il n’a pas le droit de le divulguer.

12 Hechvan / 11 Adar / 11 Tamouz

3/ S’il a vu une personne moyenne, qui s’abstient généralement de la plupart des péchés,  commettre un péché volontairement, son attitude doit être la suivante. S’il peut la juger favorablement, en disant par exemple qu’elle n’était pas consciente de la gravité de la faute, etc., il doit le faire et il est interdit de publier son péché ou de la détester.

4/ S’il semble que la personne est consciente de la gravité de l’interdiction et la transgresse intentionnellement mais qu’elle fait attention aux autres péchés, il lui est interdit de le publier. Cependant, il doit la réprimander en tête à tête avec douceur. A plus forte raison s’il s’agit d’un sage en Torah : il est interdit d’avoir ne serait-ce que des pensées négatives à son égard car il est certain qu’il a fait téchouva (s’est repenti).

13 Hechvan / 12 Adar / 12 Tamouz

5/ Si deux personnes voient quelqu’un commettre un péché et que celui-ci déteste la réprimande et risque fort de fauter à nouveau, elles ne sont autorisées à en faire part qu’aux juges rabbiniques de la ville ou aux proches parents de cet individu afin que ceux-ci le punissent et l’éloignent du péché. Par contre, une personne seule n’est pas autorisée à raconter, car elle n’est pas valide, mais elle est autorisée à en parler à son maître si elle sait que celui-ci la croira au même titre que deux témoins. Le maître, par contre, n’est pas autorisé à raconter les faits à d’autres.

6/ Et il semble que même si le maître ne garde pas tellement le secret, si cela peut aider à séparer l’individu en question du péché, il aura le droit de lui raconter.

14 Hechvan / 13 Adar / 13 Tamouz

7/ Il est permis de dénigrer une personne qui commet régulièrement un péché dont tous connaissent la gravité, que cette personne soit présente ou pas, si les conditions suivantes sont remplies :

  1. il faut avoir vu la chose de ses propres yeux.
  2. la personne visée doit être parfaitement consciente qu’il s’agit d’un péché.
  3. il ne faut pas exagérer les faits.
  4. il ne faut pas flatter la personne visée en sa présence et la dénigrer en son absence.

S’il s’agit d’une personne qui a totalement rejeté le joug de la Torah, c’est tout le temps permis.

8/ Il est permis de dénigrer une personne qui n’obéit pas à une injonction du tribunal rabbinique sans excuse valable. Si elle a une excuse dont on doute de la véracité, il est interdit de la dénigrer.

15 Hechvan / 14 Adar / 14 Tamouz

9/ S’il voit chez son prochain des traits de caractère négatifs comme l’orgueil ou la colère, il n’est pas autorisé à le raconter. En effet, bien qu’il soit interdit de se conduire de la sorte, la majorité des gens pensent qu’il s’agit seulement d’une bonne conduite et celui qui les transgresse n’est pas considéré comme un impie.

10/ Cependant, il est permis et c’est même un commandement de parler à ses ou à ses élèves de ces gens qui ont des traits de caractère négatifs ou qui négligent l’étude de la Torah, afin qu’ils s’éloignent d’eux et n’apprennent pas de leurs actions.

16 Hechvan / 15 Adar / 15 Tamouz

11/ Il est permis de se renseigner en vue d’un partenariat ou d’un chidoukh (proposition de ), etc. même s’il est ainsi amené à entendre des propos péjoratifs. Cependant, lorsqu’il questionne, il devra préciser que c’est dans un but constructif afin de ne pas faire fauter celui qui racontera (qui se rendrait coupable de dire du lachone hara sans avoir d’intention constructive).

Cinquième Partie

17 Hechvan / 16 Adar / 16 Tamouz

1/ S’il veut se repentir du péché de lachone hara, il agira comme suit. Si ses auditeurs ne l’ont pas cru et qu’il n’a pas nui ni vexé son prochain, il devra regretter, avouer ses fautes (vidouî) et s’engager à ne plus réitérer. Mais s’il a nui à son prochain, il doit lui demander pardon, même dans le cas où son prochain ne sait pas qu’il a parlé contre lui.

18 Hechvan / 17 Adar / 17 Tamouz

2/ Il n’est pas autorisé à parler d’une personne qui a refusé de lui rendre service même s’il sait qu’il était en mesure de le faire [et celui qui parle transgresse : « Tu ne garderas pas rancune » et parfois : « Tu ne te vengeras point ».] Cet interdit demeure valable même s’il n’est pas concerné par les propos. Il est par conséquent interdit à Lévi de raconter que Réouven n’a pas rendu service à Chim’one.

3/ Il est interdit de dire d’une personne qu’elle ne possède pas de qualités, par exemple qu’elle n’est pas intelligente ou qu’elle n’est pas vigoureuse ou encore qu’elle n’est pas riche car on peut lui causer ainsi du tort ou de la peine.

4/ Dire d’une personne qu’elle n’est pas intelligente est particulièrement grave. En effet, de tels propos sont nécessairement mal intentionnés et les gens ont davantage tendance à croire ce genre de propos que d’autres propos médisants.

19 Hechvan / 18 Adar / 18 Tamouz

5/ Dire d’un sage en Torah qu’il n’est pas tellement versé dans la Torah ou d’un artisan qu’il n’est pas tellement expert dans sa profession constitue un véritable lachone hara car cela cause à la personne visée du tort et de la peine.

6/ Il est interdit de dire d’une personne qu’elle est faible physiquement si cela peut lui causer du tort, en parlant par exemple d’un ouvrier, etc. De même, il est interdit de dire qu’une personne est pauvre ou autre si cela peut lui nuire.

20 Hechvan / 19 Adar / 19 Tamouz

7/ L’interdit du lachone hara varie en fonction de la personne dont on parle. Dire par exemple qu’une personne donne une certaine somme à la tsédaka peut constituer une louange, s’agissant d’un pauvre, tout en constituant du lachone hara, s’agissant d’un homme riche. Même si celui qui parle n’aurait aucune objection à ce que l’on tienne sur lui les mêmes propos, comme par exemple un pauvre qui tient de tels propos sur un riche, cela reste interdit car c’est diffamatoire pour la personne visée.

8/ Il est interdit de médire des objets d’un tiers lorsque cela lui nuit, de dire par exemple d’un commerçant que sa marchandise est de qualité inférieure. Il est interdit à un individu seul de dire du lachone hara et à fortiori est-ce interdit à deux personnes car elles seront davantage crédibles.

Sixième Partie

21 Hechvan / 20 Adar / 20 Tamouz

1/ Il est interdit d’accepter et de croire à du lachone hara et la punition de celui qui l’accepte est supérieure à celle de celui qui parle, même s’il ne déclare pas verbalement qu’il accepte les propos.

2/ Même s’il ne croit pas le lachone hara, il lui est interdit de tendre l’oreille pour en écouter, sauf si son intention est constructive, par exemple il a l’intention de monter une affaire avec la personne en question. Et s’il entend que celle-ci n’est pas correcte, il s’en méfiera et ne traitera pas avec elle. Cependant, même dans un tel cas, il est permis seulement d’écouter et de se méfier mais pas de croire.

22 Hechvan / 21 Adar / 21 Tamouz

3/ Si son ami vient lui raconter du lachone hara, il s’empressera de lui demander si son but est constructif. Si l’ami répond positivement, il pourra écouter les propos et s’en méfier mais il n’aura pas le droit d’y croire.

4/ Il a l’obligation d’écouter du lachone hara si par ce biais, il pourra prouver au locuteur ainsi qu’aux auditeurs que les propos ne sont pas exacts. Ou encore, si grâce à son écoute, il calmera le locuteur qui ainsi, cessera de publier les faits. Cependant, il devra faire attention de simplement prêter oreille mais de ne pas y croire.

23 Hechvan / 22 Adar / 22 Tamouz

5/ C’est un interdit de la Torah de se rendre dans un endroit précis pour écouter du lachone hara. S’il est assis parmi des gens qui se mettent soudain à dire des propos médisants et qu’il n’est pas en mesure de les réprimander, il convient qu’il quitte cet endroit ou qu’il bouche ses oreilles. Si cela n’est pas possible, il veillera aux choses suivantes :

  1. Il ne croira rien.
  2. Il ne jouira pas de leurs histoires.
  3. Il ne montrera pas le moindre signe d’approbation à leurs propos. Il sera ainsi sauvé de la transgression d’un interdit de la Torah [mais il se peut qu’il transgresse un interdit rabbinique].

6/ Cependant, s’il savait ou pouvait prévoir qu’ils diraient du lachone hara et qu’il s’est assis avec eux, même si les conditions citées plus haut sont remplies, il est surnommé « pécheur » : il a transgressé les paroles des sages qui ont ordonné de se garder d’écouter de tels propos.

24 Hechvan / 23 Adar / 23 Tamouz

7/ Une personne raconte des faits pouvant être interprétés dans les deux sens et transgresse la loi en donnant un jugement défavorable. S’il écoute, sachant que les faits sont vrais et exprime son approbation, il transgresse l’interdit d’accepter du lachone hara.

8/ Cette loi concerne même une personne moyenne et à plus forte raison une personne craignant D. car s’il accepte l’interprétation du locuteur qui l’a jugée défavorablement, il transgresse l’interdit d’accepter du lachone hara.

25 Hechvan / 24 Adar / 24 Tamouz

9/ Il est interdit d’accepter et de croire du lachone hara même lorsque les propos ne sont pas diffamatoires, par exemple de croire qu’untel n’est pas intelligent ou que ses ancêtres étaient des pécheurs etc.  En effet, dès lors qu’il est interdit de dire des propos car ils constituent du lachone hara, celui qui les entend n’est pas autorisé à y croire.

10/ S’il entend du lachone hara, il lui est interdit d’y croire. Néanmoins, il devra quand même prendre ses précautions au cas où les choses sont vraies et se protéger de la personne en question si elle est susceptible de causer du tort, à lui ou à d’autres.

26 Hechvan / 25 Adar / 25 Tamouz

11/ Bien qu’il soit permis de douter de la véracité de propos de lachone hara, il demeure cependant interdit d’y croire. Il est par conséquent interdit de faire quoi que ce soit à la personne dont on parle, de lui causer un préjudice ou une offense. Il est également interdit de ne pas lui rendre service [même si, au cas où les propos étaient vrais, il n’aurait pas besoin de lui rendre service] et il est interdit de la détester. Il est seulement permis de se méfier et de prendre ses précautions.

12/ S’il désire faire téchouva pour avoir entendu du lachone hara et y avoir cru, il devra retirer de son cœur les propos et ne pas y croire. Il devra s’engager à ne pas croire dans le futur au lachone hara et avouer sa faute (vidouï).

Septième Partie

27 Hechvan / 26 Adar / 26 Tamouz

1/ Il est interdit de croire des propos de lachone hara, même s’ils ont été prononcés en présence de plusieurs personnes.

2/ Il est interdit de croire du lachone hara même si les propos ont été dits en présence de la personne visée. Même si celle-ci est demeurée silencieuse contrairement à son habitude, son silence ne constitue pas une preuve que le récit est vrai [car il se peut qu’elle a pensé qu’on ne la croirait pas même si elle niait, etc.] et il est interdit d’y croire.

28 Hechvan / 27 Adar / 27 Tamouz

3/ Il est interdit de croire du lachone hara même si deux personnes ou plus ont tenu les mêmes propos. Il est seulement permis de  s’en méfier.

4/ Même si un bruit court qu’untel a commis un péché, il ne faut pas y croire mais seulement prendre ses précautions. S’il le raconte à d’autres [après que les faits aient déjà été publiés], il veillera à ne pas avoir l’intention de publier davantage les faits.

29 Hechvan / 28 Adar / 28 Tamouz

5/ Il est permis d’accepter et de croire du lachone hara sur une personne ayant la réputation d’être « racha' » (impie), qui transgresse des interdits connus de tous.

6/ S’il dit du lachone hara et tient des propos diffamatoires à son propre sujet et au sujet d’un tiers, il est permis de croire ce qu’il a dit à son sujet mais pas au sujet du tiers.

30 Hechvan / 29 Adar / 29 Tamouz

7/ Même si l’auteur des propos est, à ses yeux, « fiable comme deux témoins », il n’a pas le droit de croire ses propos. C’est seulement lorsqu’il dit d’une personne qu’elle transgresse des interdits notoires, ce qui, à ses dires, l’autorise à prononcer du lachone hara sur cette personne, qu’il pourra le croire.

8/ Mais même dans ce cas, ce n’est permis que lorsque le locuteur a lui-même été témoin de la chose. Il n’est alors autorisé qu’à le croire, mais pas à raconter le fait à d’autres, ou de porter préjudice financièrement ou physiquement à la personne visée. [Cependant, de nos jours, personne ne répond au critère de « fiable comme deux témoins ».]

1 Kislev / Nissan / Av

9/ S’il entend des propos tenus innocemment, il doit prendre garde de ne pas les croire et à fortiori, de ne pas agir en fonction. En particulier s’il s’agit de propos évoquant une « absence de qualités », ou un acte que l’on aurait pu juger favorablement, ou encore si le locuteur n’a pas été témoin de ce qu’il rapporte, il est totalement interdit d’y croire.

2 Kislev / Nissan / Av

10/ Une personne entend des propos de lachone hara et le locuteur relate des « signes indicateurs » prouvant que les faits sont vrais. S’il ne s’agit pas simplement d’une « absence de qualités » mais d’une mauvaise action commise et qu’il est impossible de juger la personne favorablement, il est permis d’y croire.

11/ Cette permission n’est valable que s’il s’agit de signes indicateurs flagrants et à condition que l’auditeur les ait constatés par lui-même.

12/ Même lorsque l’auditeur est autorisé à croire à du lachone hara, il n’a pas le droit de rapporter les faits à d’autres, ni de porter atteinte physiquement ou financièrement à l’individu concerné suite à ces propos.

3 Kislev / Nissan / Av

13/ S’il assigne son prochain en justice et que les juges eux-mêmes constatent « des signes indicateurs » prouvant que l’individu en question est coupable, les juges ont le droit de le frapper afin qu’il avoue. Mais un particulier ou des juges ne constatant pas eux-mêmes de signes indicateurs n’auront pas le droit de le contraindre par la force.

14/ Ainsi, si un individu se plaint auprès des notables de la communauté d’un autre qui aurait mal agi à son égard, s’ils ne constatent pas par eux-mêmes les signes indicateurs prouvant que sa revendication est vraie, ils n’ont pas le droit de se fier aux propos de cet individu pour frapper la personne visée et il leur est même interdit de le croire.

 

Huitième Partie

4 Kislev / Nissan / Av

1/ Tant un homme qu’une femme, un proche parent qu’une personne éloignée n’ont pas le droit de dire du lachone hara. Même si, en raison de l’amour qu’ils se portent, des proches ne se vexent pas si l’on parle à leur propos, cela demeure interdit. Et même si son intention est de défendre avec zèle la vérité, c’est du lachone hara [même s’il prétend qu’il est autorisé à le raconter afin de défendre avec zèle la vérité, s’il s’est trompé, c’est du lachone hara].

2/ Il est interdit de dire du lachone hara sur un homme ou sur une femme, y compris sur sa propre épouse et sur les membres de la famille de celle-ci en présence des membres de sa propre famille. L’inverse également est défendu.

5 Kislev / Nissan / Av

3/ Il est également interdit de dire du lachone hara sur un enfant en bas âge, si cela risque de lui causer du tort ou de la peine [comme par exemple un orphelin qui grandit dans une maison étrangère ; s’il médit de cet enfant, il se peut qu’ils ne voudront plus l’accueillir, etc.]

Si son intention est constructive, à des fins éducatives, et qu’il est clair à ses yeux que la chose est vraie, c’est permis. Cependant, il devra s’assurer qu’un bénéfice résultera de ses propos et qu’il ne causera pas de tort, comme c’est souvent le cas.

4/ Il est interdit de dire du lachone hara sur un ignorant ; à plus forte raison un sage en Torah et encore plus sur un décisionnaire.

6 Kislev / Nissan / Av

5/ Il est permis de dire du lachone hara sur un hérétique, c’est à dire quelqu’un qui renie la prophétie ou la Torah ou même une exégèse de nos sages.

6/ Cette permission n’est valable que s’il a lui-même entendu des propos hérétiques de cette personne ou bien si elle est ainsi réputée dans la ville. Mais s’il l’a simplement entendu d’autres personnes, il n’aura pas le droit de se baser sur ces bruits mais pourra seulement prendre ses précautions.

7/ Il est permis de dire du lachone hara sur un individu connu dans la ville pour être « impie » ; son impiété n’étant pas remise en question vu les rumeurs qui courent constamment sur lui, qu’il transgresse des péchés connus de tous.

7 Kislev / Nissan / Av

8/ Certains sont d’avis qu’il est permis de dire du lachone hara sur des gens qui se disputent continuellement (ba’alé ma’hlokète), aux conditions suivantes :

  1. Son intervention permettra de mettre fin à la dispute.
  2. Il sait de manière claire qu’il s’agit de gens qui se disputent continuellement.
  3. Son intention est constructive.
  4. Il n’a pas d’autre moyen de faire cesser la dispute.

9/ Les Anciens ont décrété de ne pas calomnier ni diffamer un mort. Ce décret porte même sur un ignorant ; à plus forte raison sur un sage en Torah et encore plus sur des paroles de Torah qu’il aurait prononcées.

8 Kislev / Nissan / Av

10/ Il est interdit de dire du lachone hara tant à des étrangers qu’à des proches. Il n’a pas même le droit de rapporter des propos médisants à son épouse, à moins que ce soit dans un but constructif : qu’elle puisse se protéger de ces gens, etc.

11/ Il est interdit de dire du lachone hara même aux proches de la personne visée, à moins que son intention soit constructive : qu’ils puissent la réprimander sur son acte dans le cas où lui-même est incapable de le faire.

9 Kislev / Nissan / Av

12/ Il est interdit de dire du lachone hara sur un Juif en présence d’autres Juifs et à plus forte raison en présence d’un non Juif. En effet, hormis le fait qu’il profane l’honneur de D. et l’honneur du peuple juif, le non Juif s’empressera de croire à la chose et de la publier, causant ainsi tort et peine.

A plus forte raison est-il interdit de médire d’un Juif en présence de non Juifs car le statut du délateur est semblable à celui du mécréant et de l’hérétique.

10 Kislev / Nissan / Av

13/ Il n’a pas le droit d’accepter ni de croire à du lachone hara qu’il entend sur un Juif considéré comme « ton prochain ». Mais il aura le droit de croire à du lachone hara prononcé sur un renégat, qui n’est plus considéré comme « ton prochain »

14/ Il est interdit d’accepter du lachone hara prononcé par des gens étrangers, par des membres de sa famille ou même par ses parents.

Il lui incombe de réprimander les membres de sa famille toujours avec douceur, qu’ils fassent attention à ne jamais accepter de médisance. Et lui-même sera encore plus vigilant que de tels propos ne sortent jamais de sa bouche.

Neuvième Partie

11 Kislev / Nissan / Av

1/ Il est interdit de dire du mal son prochain. Cet interdit ne s’applique pas seulement à des propos n’ayant pas véritablement une connotation péjorative comme par exemple raconter les mauvaises actions de ses ancêtres. Mais même s’il l’a vu de ses yeux commettre un péché envers D., il n’a pas le droit de le raconter.

2/ Cet interdit est valable s’il l’a vu commettre un péché, peu importe si celui-ci est connu pour être très grave ou pas. Et même s’il s’agit d’une chose dont nos sages ont commandé de s’abstenir seulement à priori, il n’a pas le droit de le divulguer.

12 Kislev / Nissan / Av

3/ L’interdit d »avak lachone hara  inclue également les cas suivants. Il ne devra pas vanter les bienfaits qu’un individu lui a faits, comme son hospitalité ou sa générosité (l’accord d’un prêt), car cela peut inciter des individus sans scrupules à abuser de sa bonté. Il ne devra pas non plus donner l’impression qu’il dit du lachone hara.

4/ Il est interdit de résider dans le voisinage de gens qui disent continuellement du lachone hara et à plus forte raison de s’asseoir en leur compagnie. S’il se trouve confronté à un tel groupe de personnes, il devra les réprimander et ce, même si sa réprimande ne sera pas utile, à condition cependant, qu’elle n’aggrave pas la situation.

13 Kislev / Nissan / Av

5/ Il devra éduquer ses enfants en bas âge à ne pas dire de lachone hara, tout comme il a le devoir de les séparer de tous les interdits de la Torah.

6/ Si son ami lui confie une information d’ordre professionnel ou autre et laisse supposer qu’il  ne souhaite pas qu’on la divulgue, ou encore s’il a exprimé son souhait que la chose reste secrète, il n’aura pas le droit de la rapporter à d’autres [même s’il n’y a pas là la moindre trace de lachone hara] sauf autorisation expresse de sa part.

Dixième Partie

14 Kislev / Nissan / Av

1/ S’il voit une personne qui a causé du tort à une autre et qu’il sait pertinemment qu’elle n’a pas réparé le dommage causé en rendant l’argent volé ou en s’excusant, il a le droit de rapporter les faits afin de protéger la personne lésée, sous réserve des conditions ci-dessous.

2/ Les conditions sont les suivantes :

  1. Qu’il ait été lui-même témoin des faits ou qu’il soit certain de leur vérité.
  2. Qu’il ait vérifié que le tort en est un selon la halakha.
  3. Qu’il réprimande tout d’abord le pécheur.
  4. Qu’il n’exagère pas les faits.
  5. Qu’il agisse dans un but constructif.
  6. Qu’il n’ait pas d’autre moyen d’atteindre ce but constructif.
  7. Qu’il ne cause pas à cette personne un dommage plus important que celui prévu par la halakha.

15 Kislev / Nissan / Av

3/ Cette permission de dire du lachone hara sur celui qui cause du tort à son prochain est valable seulement lorsque le locuteur a une meilleure conduite que la personne en question. Cependant, s’il transgresse les mêmes péchés, il lui est interdit de rapporter les mauvais  actes de cette personne, car il est évident que son intention n’est pas constructive mais qu’il désire la dénigrer.

4/ Même lorsque son but est constructif, il a le droit de rapporter les faits seulement si les auditeurs pourront aider la personne qui a été volée ou lésée, ou bien s’ils apprendront à s’éloigner de personnes malveillantes, ou encore si celui qui a fauté est susceptible de se corriger lorsqu’il entendra que l’on blâme ses actes. Autrement, il sera interdit de raconter les faits.

16 Kislev / Nissan / Av

5/ Il est permis de rapporter qu’une personne dit du lachone hara sur son prochain, aux conditions expliquées plus haut :

  1. Qu’il soit sûr de l’exactitude des faits.
  2. Que le tort en soit un d’après la halakha.
  3. Qu’il réprimande cette personne au préalable.
  4. Qu’il n’exagère pas les faits.
  5. Que son intention soit constructive.
  6. Qu’il n’ait pas d’autre alternative.
  7. Qu’il ne lui cause pas plus de tort que ce que la halakha a prévu.

Et à condition que l’offensé sache déjà que cette personne a parlé sur lui, car autrement, il s’agit de rekhilout et c’est interdit.

6/ S’il estime que cette personne publiera les faits et qu’il peut protéger l’offensé de tourments supplémentaires en prenant les devants et en faisant savoir que X dit du lachone hara sur Y et que ses propos ne sont pas exacts, il a le droit de raconter même si l’offensé ne sait pas que l’on a parlé sur lui.

17 Kislev / Nissan / Av

7/ L’autorisation de parler d’une personne qui cause du tort à d’autres n’est valable que s’il l’a réprimandée au préalable. S’il la connaît et sait qu’elle n’accepte pas la réprimande, il pourra relater les faits sans passer par cette étape. Cependant, il agira en présence de trois personnes ou plus afin de ne pas donner l’impression qu’il désire se cacher de cette personne, qu’il la flatte en sa présence et la critique en son absence. Et également, afin qu’on ne le soupçonne pas de mentir, vu que les gens ne mentent généralement pas en public.

8/ Cependant, s’il a peur que cette personne lui fasse du mal, il se peut qu’il y ait lieu de se montrer moins strict et qu’il soit autorisé à parler en présence d’une ou deux personnes.

18 Kislev / Nissan / Av

9/ Bien qu’il convienne que celui qui dise du lachone hara sur des personnes causant des préjudices à d’autres le fasse en présence de trois personnes, un individu réputé pour ne pas flatter ni mentir a le droit de relater ces faits devant moins de trois personnes parce qu’on ne le soupçonnera ni de flatterie ni de mensonge.

10/ Cette permission, de rapporter les mauvais actes d’une personne qui faute, s’applique tant à propos d’un péché vis-à-vis de D. que de son prochain. Toutefois, lorsqu’il s’agit d’un péché envers D., il faut (en plus des conditions précédentes) l’avoir vue répéter plusieurs fois la faute de manière intentionnelle et qu’il s’agisse d’un interdit connu de tous.

19 Kislev / Nissan / Av

11/ Une personne n’a pas le droit de dire du lachone hara sur quelqu’un qui lui a causé personnellement du tort, même si elle raconte la vérité et même si toutes les conditions énumérées ci-dessus s’appliquent, puisqu’assurément, son intention n’est pas constructive.

12/ A plus forte raison si cet autre ne lui a pas causé de dommage mais a seulement refusé de lui rendre service, par exemple de lui prêter de l’argent, il est pour sûr interdit d’en faire part à d’autres. Et à fortiori est-il interdit de critiquer des habitants d’une ville entière qui ne lui ont pas rendu service ; ces propos seraient plus graves encore.

20 Kislev / Nissan / Av

13/ Il sera autorisé à dire du lachone hara sur une personne qui lui a causé personnellement du tort, si cela peut lui être utile par la suite, pour se protéger d’un dommage ou d’une humiliation [et il se peut que ce soit autorisé même pour apaiser son inquiétude], aux conditions suivantes.

14/ Voici les conditions :

  1. Qu’il constate la chose de lui-même.
  2. Il est sûr d’avoir raison d’après la halakha.
  3. Il est incapable d’en convaincre la personne en question.
  4. Tous ses propos seront véridiques et il n’omettra pas de détails favorables à la personne visée.
  5. Son intention sera constructive.
  6. Il ne peut atteindre ce but constructif par un autre moyen ni en minimisant le préjudice.
  7. Le dommage causé à la personne en question ne sera pas plus important que celui prévu par la halakha.

21 Kislev / Nissan / Av

15/ Lorsque toutes les conditions l’autorisant à dire du lachone hara sur une personne qui lui a causé du tort sont réunies, il fera bien attention à toutes ses paroles pour n’aller à l’encontre d’aucune des conditions susmentionnées, afin de ne pas enfreindre l’interdit du lachone hara.

16/ Il ressort de ce qui a été expliqué que dire du lachone hara sur son prochain parce que celui-ci en a également dit est nullement autorisé car dans un tel cas, l’ensemble des conditions susmentionnées n’est généralement pas respecté.

22 Kislev / Nissan / Av

17/ Si Réouven a subi un préjudice et qu’il demande à Chim’one qui en est l’auteur, Chim’one n’a pas le droit de dénoncer le coupable, même s’il l’a vu agir de ses propres yeux. Il répondra simplement que ce n’est pas lui. Si Réouven pourra déduire de sa réponse l’identité du coupable, d’après la loi stricte, Chim’one est quand même autorisé à répondre, mais un ba’al néfèche (personne qui réussit à assujettir ses pulsions et ses besoins matériels à ses impératifs moraux) se montrera plus stricte et s’abstiendra de répondre. [S’il n’y a pas eu véritablement de préjudice causé, mais que Réouven considère autrement et qu’il est certain que Chim’one en est responsable, il se peut que la loi interdise à Chim’one de dire que ce n’est pas lui si Réouven en déduira l’identité du coupable].

 

Source : Livre ‘Hafets ‘Haim

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