lachon hara leto'életh 

Lachon Hara – Cas pratiques

Lachon Hara – Cas pratiques

25 Eloul / Tevet / Iyar

1/ Si deux personnes s’apprêtent à s’associer dans une affaire, il est permis de révéler à l’une que la seconde est quelqu’un de mauvais, susceptible de lui porter préjudice, sous réserve des conditions requises :

  1. Il le sait de manière certaine.
  2. Il n’exagère pas.
  3. Son intention est constructive.
  4. Il n’a pas d’autre moyen de parvenir à ses fins.
  5. Il ne causera pas ainsi de préjudice mais simplement un manque à gagner.

2/ Dès lors qu’ils se sont associés, il sera permis de rapporter les faits seulement si l’associé averti ne causera pas de tort à son partenaire – en mettant fin à l’association par exemple, mais se contentera de veiller à ce que celui-ci ne lui porte pas préjudice.

3/ Il est interdit de conseiller à quelqu’un de s’associer avec une certaine personne, si l’on sait que cette association peut lui causer une perte.

 

26 Eloul / Tevet / Iyar

4/ Il est permis de rapporter à un individu les défauts du jeune homme envisagé comme époux pour sa fille s’il n’en n’a pas connaissance dans le cas où l’on est sûr que s’il en avait eu connaissance, il n’aurait pas envisagé le chiddoukh (proposition de mariage), sous réserve des conditions qui seront expliquées plus loin.

5/ Le fait que le jeune homme soit naïf et pas très vif n’est pas considéré comme un défaut et il est interdit de lui faire une mauvaise réputation de ce fait. Il est de même interdit de mépriser un des deux parties à cause d’actes peu recommandables commis par leurs ancêtres.

 

27 Eloul / Tevet / Iyar

6/ Il est permis de dire au père d’une jeune fille que le jeune homme en question souffre d’une maladie interne, s’il ne le sait pas [à condition qu’il soit certain qu’il s’agisse d’une véritable maladie, qu’il n’aggrave pas le problème et que son intention soit constructive]. De même, il est autorisé à lui dire que le jeune homme présente des signes d’hérésie et dans ce cas, les conditions mentionnées plus haut ne sont pas requises.

7/ De même, il est permis d’informer le jeune homme potentiel d’une maladie interne dont souffre la jeune fille. Et il est également permis de lui dire que dans le foyer de la jeune fille, les lois de la tsniouth (pudeur) ne sont pas respectées et dans ce cas, les conditions mentionnées plus haut ne sont pas requises.

 

28 Eloul / Tevet / Iyar

8/ Avant la finalisation d’un chiddoukh (proposition de mariage), il est permis de dire au jeune homme que le père de la jeune fille le trompe en ce qui concerne la dot, s’il sait que le ‘hathan (jeune homme) n’aurait pas accepté le chiddoukh dans ces conditions et s’il sait également que le ‘hathan lui-même est parfaitement intègre avec son beau-père en tout point, sous réserve des conditions requises

  1. Qu’il le sache de façon certaine.
  2. Qu’il n’exagère pas.
  3. Qu’il agisse dans un but constructif.
  4. Qu’il n’ait pas d’autre moyen d’atteindre ce but constructif.
  5. Qu’il ne cause pas ainsi de tort mais seulement un manque à gagner.

9/ Une fois le chiddoukh finalisé, si le ‘hathan averti doutera seulement des propos ou bien qu’il s’enquerra auprès d’un tribunal rabbinique, il sera permis de lui rapporter l’information sous réserve des conditions rapportées ci-dessus. Mais si, étant averti, le ‘hathan se rétractera immédiatement du chiddoukh, il est interdit lui rapporter l’information.

 

29 Eloul / Tevet / Iyar

10/ Il est permis de rapporter à un ‘hathan une maladie interne dont souffre la jeune fille, sous réserve des conditions requises

  1. Qu’il le sache de façon certaine.
  2. Qu’il n’exagère pas.
  3. Qu’il agisse dans un but constructif.
  4. Qu’il n’ait pas d’autre moyen d’atteindre ce but constructif.
  5. Qu’il ne cause pas ainsi de tort mais seulement un manque à gagner.

Et s’il ne le sait pas de façon certaine, il n’a le droit de rapporter la chose que s’il estime que le ‘hathan éclaircira le point et n’annulera pas immédiatement le chiddoukh.

11/ Il a le droit de rapporter au ‘hathan que dans le foyer de la jeune fille, on ne se comporte pas de manière pudique, même si les conditions ci-dessus ne sont pas respectées. Et s’il ne le sait pas de lui-même, il lui dira explicitement qu’il a seulement eu vent de cela et qu’il y a lieu d’éclaircir.

 

En résumé du Lachon Hara

La personne doit veiller scrupuleusement à la voie qu’elle emprunte et en particulier à ce qui sort de sa bouche, de ne pas intervenir dans les relations entre d’autres personnes, sauf si elle est certaine de l’exactitude des faits et qu’elle agit dans un but constructif et non par haine. Elle doit également mesurer les conséquences de ses propos, qu’ils ne dépassent pas les prescriptions de la halakha, à D. ne plaise. Et D. lui viendra alors en aide.

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FIN DE L’OUVRAGE ‘HAFETS ‘HAIM ™˜sur le Lachon Hara

 

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