Réciter la Berakha sur le Hallel à Yom Ha’atsmaout (1/3)

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Cette halakha est dédiée pour la Réfoua Chéléma de Dan Messode ben Sarah HaCohen.

#Chavou’a tov et ‘Hodech Tov ouMévorakh

Aujourd’hui et Demain Roch ‘Hodech Iyar 5776. Retrouvez le résumé des halakhot pour Roch Hodech en cliquant ici.

Concernant le fait de dire la berakh’a [bénédiction] sur ce Hallel :

  • si la création de l’état d’Israël n’est pas un évènement majeur de l’histoire juive, pas comparable avec la sortie d’Egypte accompagnée de tant de miracles, alors cette lecture devrait se faire sans berah’a, comme une « simple » lecture de Tehilim.
  • En revanche, s’il s’agit d’un évènement historique et religieux de la plus haute importance, cas clairement prévu par la halah’a pour remercier D.ieu par cette lecture, alors la berah’a devient une obligation halakhique.

Aussi, dire la berah’a dans ce cas n’est donc pas un simple détail de halakh’a [Loi juive] mais au contraire un point fondamental : quelle est notre compréhension profonde des évènements que nous vivons aujourd’hui ?

Le Rav Avraham Guisser, Rav du Ychouv Ofra explique dans son livre « Sefer Hatefilot leYomHaatsmaout » [Livre de prière de Yom Haatsmaout] (page 3) tout le cheminement qui a conduit à la décision actuelle :

Au départ, le Hallel fut institué sans berakh’a

« Au tout début, la Rabanout Harachit LeIsrael [Le Grand Rabinat d’Israël] avait fixé de dire des chants, des paroles de remerciements, et la lecture du Hallel sans obligation de dire la berak’ha. De très nombreux avis avaient été donnés sur ce sujet :

Le Rav Ouziel pensait qu’il était obligatoire de dire la berakh’a de  »Sheeh’eyanou » [bénédiction de reconnaissance dite en particulier lors des fêtes]

Le Rav Ounteman et le Rav Mishoulam Raata, le Rav Ouziel et le Rav Ertzog et d’autres encore avaient tranché qu’il fallait dire le Hallel avec berakh’a.

Cependant, celui qui décida fut le Rav Hertzog qui ne voulut pas obliger la berakh’a, comme il l’écrivit lui-même dans une réponse (Note 2) au sujet de la berakh’a du Hallelet de celle de Sheeh’eyanou :

« Je ne vois pas pourquoi il n’y a pas de sage qui puisse trancher dans ce domaine, quel que soit le courant concerné… Que les choses soient claires : nous n’avons pas interdit les brekhah’ot ! Mais afin de ne pas tomber dans les controverses internes, ou venant de l’extérieur, nous sommes tombés d’accord pour lire le Hallel sans berakh’a.« 

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