Guide du fidele - Amida - Synagogue

Le Guide du Fidèle : concentré des halakhot de la tefila

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Dans la synagogue

On s’abstiendra de toute légèreté, de toute plaisanterie et conversation d’ordre profane. A fortiori, on se gardera de la médisance, du colportage verbal ainsi que de toute parole susceptible d‘éveiller ou d’attiser une querelle. De telles formes de comportement sont interdites par elles-mêmes, mais les adopter à la synagogue est encore plus grave, eu égard à la sainteté du lieu. Cela revient à mépriser la Présence de HaShem !

En effet, on ne peut comparer celui qui enfreint la loi dans un lieu ordinaire et celui qui commet une faute dans le palais du Roi, en présence du Roi !

 

Cantiques et Psaumes

A partir de Baroukh ShéAmar, on ne s’interrompra plus (même pour s’exprimer en Lashon HaQuodesh, y compris pour parler de la prière ou d’une autre Mitsvah), et ce jusqu’après la ‘Amida, ou les Ta’hanounim s’il y a lieu.

Dans cet intervalle on pourra répondre , mais pas Baroukh Hou OuBaroukh Shemo. (De même dans la de ‘Arvit, on sera très attentif à ne pas parler après Barekhou, même si l’on n’a pas commencé la première Brakha du Kriyat Shema).

Dans le téhilim de Ashreï Yoshveï Vetekha…, on doit se concentrer particulièrement sur la signification du verset Potea’h Eth Yadekha… en le récitant. Si l’on a omis de le faire, on devra redire ce Verset, ainsi que les suivants, jusqu’a la fin du cantique.

Selon la Guemara [Berakhot 4b] celui qui récite Ashreï Yoshveï Vetekha…Tehila LeDaVid… trois fois par jour, est assuré d’avoir sa part dans le monde à venir.

 

La ‘Amida

Préparation à la ‘Amida

Avant toute ‘Amida, il faut veiller à se laver les mains, et s’assurer de ne pas avoir besoin d’aller aux toilettes.

Après avoir retiré de son esprit toute pensée étrangère à la prière, on procédera aux « Shmoné Esré » (18 bénédictions) en s’attachant à la signification de ses mots. Nous devons bien nous rappeler que nous nous trouvons devant la Shekhina, en présence de HaShem, face au Roi des rois qui sonde nos pensées les plus secrètes.

Pendant la ‘Amida

On joindra les pieds l’un contre l’autre afin qu’ils ne fassent qu’un, comme ceux des Malakhim (créatures célestes) dont il est écrit : « leurs pieds sont un pied droit… ». On devra prier en inclinant légèrement la tête vers le sol, et en gardant les yeux fermés – à moins de lire le texte dans un Sidour. Si on ne lit pas dans un Sidour, il faut fermer les yeux car il est dit, à propos de ceux qui gardent les yeux ouverts, qu’ils n’auront pas le mérite de contempler Peneï HaShekhina (la révélation de la Présence divine) au moment de leur mort.

La ‘Amida se récite à voix basse. Cependant, nous devons pouvoir entendre les paroles que notre bouche émet, sans toutefois que notre voisin puisse les percevoir.

Pendant que l’on récite la ‘Amida on n’effectuera aucun signe des yeux ou des mains (tout comme dans le Kriyat Shema).

Si l’on entend le Kaddish, la Kedousha ou Barekhou, on s’arrêtera, sans répondre. Le mérite d’avoir écouté sera tenu pour égal à celui d’avoir répondu.

On se prosterne, dans la Amida de façon que toutes les vertèbres se décollent et saillent ; mais pas au point que la tête rejoigne la hauteur de la ceinture (vouloir en faire plus que nécessaire est un signe de vanité).

Pour pouvoir reculer de trois pas, il faut attendre que notre voisin derrière nous, ait terminé sa ‘Amida. Il n’est pas permis, en effet, de passer devant une personne absorbée dans le Shmone’ Esré.

Il est interdit à celui qui ne prie pas de s’asseoir dans un rayon de deux mètres autour d’une personne effectuant la Amida.

En revanche, il est permis à celui qui lit le Shéma, par exemple, de rester assis, à condition qu’il ne se trouve pas juste devant cette personne. Si tel est le cas, il lui est conseillé soit de se lever, soit d’aller s’asseoir ailleurs.

 

Répétition de la ‘amida

On s’abstiendra de toute parole pendant la répétition de l’officiant. Parler à ce moment de la prière est une grave faute, qui a valu la destruction de synagogues entières. Des personnes chargées de faire respecter cette règle devront être désignées. Il appartient cependant à chaque fidèle de veiller à son application.

Chaque bénédiction émise par l‘officiant requiert toute notre concentration. On s’abstiendra donc de prononcer des Ta’hanounim (supplications) ou d’étudier pendant la répétition, et ce même si l’on répond Amen au terme de chaque bénédiction.

 

Le kadish

Le silence total s’impose pendant tout le Kadish.

« Celui qui répond de toutes ses forces : Amen Yéhé Shémé Rabba… est protégé des mauvais décrets », affirment nos Sages. Les Richomim commentent « De toutes ses forces, c’est-a-dire avec toute sa conscience ; de manière que les paroles émises par sa bouche soient en harmonie avec son cœur. »

On s’abstiendra également de plier son Talith et de ranger ses Tefilin pendant le Kadish dont l’audition requiert une profonde concentration.

 

Education des

Dans les lois sur la lecture de la , nos Maitres précisent qu‘il est bon d’emmener ses enfants à la synagogue, afin de les éduquer à la Mitsva de Pirsouma DéNissa (diffusion du miracle).

Le Maguen Avraham apporte néanmoins cette nuance : cela ne doit pas porter préjudice aux fidèles qui pourraient être gênés ou troublés par le comportement des enfants.

Le Mishna Broura surenchérit : si l’intérêt de ces petits ne consiste qu’à se défouler en entendant le nom de Haman, le père n’accomplit en rien son devoir d’éducation. Il se doit de les maintenir à ses côtés et de les surveiller.

Cette règle reste valable toute l’année : la synagogue, lieu de prières, ne peut être assimilée à une aire de jeux destinée à décharger pour quelques heures les mères de la présence de leurs enfants à la maison.

Outre le profond dérangement qu’il occasionne aux fidèles, l’enfant apprend à banaliser la synagogue, qu’il finit par considérer comme un lieu de discussion, d’amusement et de jeux avec ses camarades.

Les parents engagent ainsi lourdement leur responsabilité !

 

Ben Adam Le’havero

Quelques règles pour bien respecter son prochain. « Toute personne appréciée de son entourage est également appréciée de son Créateur » (Pirké Avot 3, 10).

Lorsque l’on entre dans une synagogue, on doit chercher, plus encore qu’ailleurs, à trouver grâce aux yeux du Créateur. Le Tana Rabbi ‘Hanina Ben Dossa nous révèle un point capital en songeant à la parole des Pirké Avot : il fait dépendre cette relation d’avec HaShem, de l’impression qu’autrui aura de nous. C’est pour cela que nous devons être vigilants quant à notre comportement vis-à-vis de notre prochain dans l’enceinte de la synagogue.

De manière plus générale, il est interdit de discuter dans l’enceinte de la synagogue pendant toute la Tefila par respect du lieu saint et des personnes présentes. Il faut donc rappeler aux gêneurs qu’ils enfreignent, en se comportant ainsi, une loi vis-à-vis d’HaShem et une autre vis-à-vis de leur prochain. Peut-être, finalement, vaudrait-il mieux, s’ils se sentent incapables de respecter cette règle fondamentale de conduite, de sortir de la salle de prière, et d’y revenir une fois assouvie leur envie d’échanger avec leurs voisins…

On peut – et c’est une bonne chose – pour se concentrer dans sa Tefila, murmurer des mots ou manifester des gestes plus ou moins expressifs, à condition toutefois de ne pas déranger son entourage.

Tout celui qui prie longuement ou lentement devra se placer, dans la synagogue, à un endroit où il s‘assurera de ne gêner personne (généralement, l’endroit idéal est à l’avant de la salle de prière).

Il faut absolument éviter de fixer l’emplacement de sa Amida à l’entrée de la synagogue. En agissant ainsi, on empêche toute personne attentive à l’interdit de ne pas passer devant quelqu’un qui prie, d’entrer dans l’enceinte de la synagogue et on lui fait perdre alors le mérite de prier avec . Et s’il décide, malgré tout, d‘entrer, il aura enfreint l’interdit de passer devant quelqu’un qui prie.

Ceux qui ont terminé leur Amida en avance par rapport au reste de la communauté présente, doivent absolument rester silencieux, sans bouger et éviter ainsi de déranger ceux qui continuent de prier.

Source : Recueil de lois concernant la prière publique édité par le Rav Moshé PELL  + Elyaou Rabba BeShem HaKolBo

 

 

1 comment

  1. Shimon A.   •  

    Juste pour échanger quelques idées :

    Au delà de la Halakha, le fait que les gens parlent durant l’office a une base dans la recherche d’une certaine sorte de plaisir. Car le fait d’échanger des propos avec des amis est aussi une forme de prière.

    C’est là pourquoi on n’arrive pas à éteindre ce feu de la discussion qui est permanent comme ci cela était permi.

    A quoi le Maguid de Mezritch répond : vous discuter pour trouver du plaisir avec vos amis, mais c’est parce que vous ignorez à quel point ce plaisir deviendrait infini si nous priions tous ensembles devant D.ieu.

    Car alors le plaisir serait certes au-delà de nos compréhensions mais il serait Divin !

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