La Periode du ‘Omer (sefirat ha-‘omer)

Le compte du ‘Omer

Nous apprenons du verset Vayikra 23,15 et du verset Devarim 16,9, l’obligation de compter le ‘Omer depuis le 16 Nissan (2e jour de Pessa’h), jour où l’on offrait au Beth Hamikdach l’offrande appelée « ‘Omer », et de compter jour par jour pendant sept semaines, jusqu’à Chavou’ot.

A l’époque du Beth Hamikdach, c’était une mitsva de la Torah de compter le ‘Omer. De nos jours, d’après la majorité des décisionnaires, c’est une obligation d’ordre rabbinique en souvenir du Temple.

Comment compter le ‘omer ?

La mitsva consiste à compter chaque soir : « Aujourd’hui nous sommes le éniène jour du ‘omer ». On compte le ‘omer le soir, de préférence dès la sortie des étoiles.

Il faut être debout, les personnes âgées ou malades peuvent rester assis. Si on a malgré tout compté assis, on sera quitte de notre obligation et on ne devra pas recompter.

Avant de faire le compte du ‘omer, on récite la bénédiction suivante :

  • ברוך אתה ה’ אלקינו מלך העולם אשר קדשנו במצותיו וצונו על ספירת העומר
  • Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, asher kideshanou bemitzvotav, vètzivanou ‘al sefirat ha’omer
  • Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Tes commandements et nous as ordonné de compter le ‘omer.

le compte du 'omer - sefirat ha-'omerEnsuite on comptera les jours et les semaines (par ex : « aujourd’hui nous sommes le Xème jour du ‘omer, ce qui fait X semaine(s) et X jours »). Après la séfira (compte), on dit  : « HaRa’haman hou ya’hazir ‘avodath beit haMikdach limekoma bimehéra beyaménou » (« Le Miséricordieux restaurera le service du Temple, bientôt, de nos jours »).

L’usage est de conclure la séfirat ha’omer par le tehilim 67 et Ana bekhoa’h (se référer à votre sidour).

Le compte pouvant se faire dans toutes les langues, dès le coucher du soleil et tant qu’on a pas encore compter, on fera attention de ne pas indiquer à quelqu’un quel est le jour du ‘omer à compter. On préférera répondre « hier nous étions le Xème jour du ‘omer.

 

Les et les

Les femmes sont exemptes de l’obligation de compter le ‘omer puisqu’il s’agit d’un commandement lié au temps.

Il est recommandé d’habituer les petits garçons à compter le ‘omer chaque jour avec la bénédiction dans le but de les éduquer.

 

Si on a oublié ?

Si on a oublié de compter le ‘omer au début de la nuit, on peut encore le compter toute la nuit avec la bénédiction. Mais si la nuit est passée, on pourra compter le lendemain dans la journée sans bénédiction et ensuite continuer à dire la sefirat ha’omer avec bénédiction les soirs suivants.

En revanche, si quelqu’un qui a oublié de compter toute une journée (la nuit ainsi que la journée suivante) il ne pourra plus compter les jours suivants du ‘omer avec la bénédiction car il est écrit « elles devront être sept semaines entières » 23,15.
Le compte n’étant plus complet, on comptera les jours suivants mais sans réciter la bénédiction.

Il en est de même pour quelqu’un qui s’est trompé dans la sefirat ha’omer et qui s’en aperçoit plus tard.

 

Période du ‘Omer : Usages et Coutumes

Entre Pessa’h et Chavou’ot (période du ‘omer), 24 000 élèves de Rabbi ‘Akiva ont disparu car ils ne s’accordaient pas suffisamment de respect l’un vis-à-vis de lautre.

C’est pourquoi nous avons l’habitude de marquer cette période par quelques coutumes de deuil.

Mariage & Musique

L’usage séfarade est de ne pas célébrer de mariage ni d’écouter de la musique instrumentale depuis Pessa’h jusqu’au 33e jour du ‘omer inclus, la mort des élèves ayant cessée ce jour là.

Couper les cheveux et la barbe

Nous avons l’habitude de ne pas nous couper les cheveuxni pour les hommes de se raserjusqu’au 34e jour du ‘omer.

Certains ont l’habitude de ne pas se couper les cheveux ni se raser durant toute la période du ‘omer soit jusqu’à la veille de Chavou’ot.

En revanche, une personne qui risque de perdre son emploi ou beaucoup d’argent peut se couper les cheveux et la barbe pendant la période du ‘omer.

De plus, une personne qui est particulièrement incommodée de ne pas se raser pendant autant de temps, peut se raser le jour de Roch ‘Hodesh Iyar ou tous les vendredi en l’honneur de Chabbat.

La bénédiction de Chéhé’héyanou

La bénédiction de Chéhé’héyanou exprime la joie que nous ressentons d’arriver à un moment précis. Or, cette période n’étant pas joyeuse, on évitera de réciter cette berakha jusqu’à Lag ba’omer.

Si on a un fruit qui est nouveau, c’est à dire qui, chaque année, n’est disponible qu’à cette période là, alors on pourra faire la bénédiction sur ce fruit.

En revanche pour un vêtement, on préféra attendre Chabbat pour porter ce nouvel habit et ainsi réciter la bénédiction.

 

Lag Ba’omer : 33e jour du ‘Omer

 

Retrouvez les explications et halakhot pour Lag Ba’omer dans le dossier dédié en cliquant ici.

 

 

Sources : Yalqout Yossef : le compte du ‘Omer – ש׳׳ע : הלכות ספירת העומר | Yalqout Yossef – Usages pendant la période du ‘omer | ילקוט יוסף : מנהגי ימי ספירת העומר

 

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