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Résumé des Halakhot sur le Birkat Hamazon

Introduction au Birkat Hamazon

Littéralement, le birkat hamazon signifie la « bénédiction de la nourriture« .

L’obligation de réciter le birkat hamazon provient de la Torah (Dévarim 8,10) : « Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras l’Eternel pour le bon pays qu’Il t’a donné. »

Birkat hamazon après un repas

Le birkat hamazon est composé de 4 bénédictions : les 3 premières ont été instituées par la Torah (la 1e par Moché, la 2e par Yéhochoua et la 3e par David et Chlomo) et la dernière a été rajoutée par les Rabbanim de Yavné.

On le récite après avoir mangé plus d’un kazayith (= 27 grammes) de pain et, pour les séfardim, après un repas de gâteaupizza, etc. où l’on y mange plus de 230 grammes.

 

Comment réciter le birkat hamazon

Celui qui a soin de bien réciter le birkat hamazon verra sa subsistance assurée de façon honorable toute sa vie. Il est bien de le lire et non de le réciter par coeur tout en pensant au sens des mots.

On peut réciter le birkat hamazon dans la langue que l’on comprend, mais le dire en hébreu est une mitsva plus grande.

On doit le prononcer de manière à ce que les oreilles entendent les mots qui sortent de notre bouche.

Il faut réciter le birkat hamazon à l’endroit où l’on a pris le repas. Si on a oublié et qu’on est parti avant (ou en cas de force majeure), on retournera si possible où l’on a mangé. Si c’est impossible, on récitera le birkat hamazon où l’on se trouve en essayant si possible de re-manger avant un kazayith (=27 g) de pain.

Le birkat hamazon se récite assis, qu’on ait mangé assis ou debout.

 

Concentration pour réciter le Birkat Hamazon

Avant de faire le birkat hamazonon doit avoir l’intention de s’acquitter de la mitsva de la Torah. On ne devra donc rien faire d’autre en le récitant.

 

Interruption dans le Birkat Hamazon

On ne s’interrompt pas lorsque l’on fait le birkat hamazon, même pour répondre au kadich, à la kédoucha, à barekhou ou répondre  à une bénédiction. On se lèvera néanmoins lorsqu’un Rav, un érudit, une personne âgée ou ses parents rentrent dans la pièce, même si on est au milieu du birkat hamazon.

 

Se faire acquitter du birkat Hamazon

Il est mieux que chacun ayant participé au repas récite lui-même son birkat hamazon.

Si des membres de la famille ne savent pas le lire alors il est bon de le réciter à voix haute pour les acquitter. Il faudra néanmoins que chacun l’apprenne (même en français dans un premier temps, comme nous l’avons vu plus haut).

 

En cas d’

Si on a oublié de faire le birkat hamazonon pourra le réciter, si on est encore rassasié, dans les suivant le repas. Passé ce délai, on ne pourra plus le faire.

Si on ne se souvient plus d’avoir réciter le birkat hamazon :

Quand on ne se souvient plus si on a fait ou non une bénédiction, deux principes s’imposent : quand cette bénédiction est ordonnée par la torah alors on sera le plus rigoureux : on recommencera. En revanche, si elle a été instaurée par les sages alors on s’abstiendra de recommencer.

Donc si on a mangé à satiété et qu’on ne se souvient plus si on a récité le birkat hamazon ou non, on doit le redire car c’est une obligation de la Torah. En revanche, comme nous l’avons vu dans l’introduction, la 4e berakha a été instituée par les Rabbanim, alors on ne la récitera pas.

 

Le birkat hamazon & les femmes

Les femmes ont également l’obligation de réciter le birkat hamazon.

Bien qu’elles ne sont pas soumises à l’obligation d’étudier la Torah ni de circoncire leur fils (c’est une obligation pour le père), elles doivent réciter le texte entier sans omettre les passages où il est ramené l’obligation de la circoncision et de l’étude de la Torah.

Une femme très occupée par ses jeunes enfants ne doit pas réciter le birkat hamazon abrégé. Elle sera seulement dispensée de réciter les « hara’haman ».

Une femme qui récite le birkat hamazon ne peut pas acquitter son mari ni son fils, même s’ils sont malades. Cependant, si à posteriori tous les deux avaient mangés à satiété et qu’elle a récité le birkat hamazon entièrement, l’homme sera quand même quitte.

Si une femme mange à satiété mais ne se souvient plus d’avoir récité le birkat hamazon alors dans le doute elle s’abstiendra de le redire :

En effet, nos sages ont un doute sur la nature de l’obligation de réciter le birkat hamazon pour les femmes : obligation de la Torah ou obligation instaurée par les Rabbanim. Donc si en plus elle ne se souvient plus de l’avoir récité, il y a deux doutes qui se « superposent » ce qui conduit à s’abstenir.

Elle écoutera si possible une autre personne réciter le birkat hamazon avec l’intention de s’en acquitter.

 

Le Birkat Hamazon le Chabbat, à Roch ‘Hodesh et les jours de fêtes

Le Chabbat rajoute dans la 3e bénédiction le passage « retsé veha’halitsénou… » comme l’indique nos livres de prière. Ce paragraphe mentionne la grandeur du chabbat aux « yeux » d’Hachem tout en lui demandant que l’on soit dans la joie en ce jour de repos et que l’on puisse assister à la reconstruction de Jérusalem (amen).

Roch ‘hodech, les jours de fêtes et à ‘hol hamoed, on intercale dans la 3e bénédiction (après « retsé« ) un paragraphe avec la mention spécifique du jour en question. Cet ajout demande à Hachem de se rappeler de nous, de nos ancètres, de Jérusalem et du Machia’h afin qu’Il soit miséricordieux envers nous.

Le Chabbat, à Rosh ‘Hodechles jours de fêtes et à ‘hol hamoed (soit tous les jours où l’on récite Moussaf), on remplace, dans la 4e bénédiction, le mot « magdil » par « migdol« . Ce sont 2 termes de grandeurs qui appartiennent à 2 versets presque identiques (un dans Tehilim et l’autre dans Chemouel) où seul ce mot change : Dans l’un il y est écrit « magdil » et dans l’autre « migdol« . Nos sages ont donc décidé d’utiliser ces 2 versés, un pour la semaine et le second pour les jours où on rajoute la prière de Moussaf.

 

Sources : Choul’han Aroukh : Chapitre 183 – ש »ע סימן קפג | Yalkout Yossef : Bircat Hamazon – ילקוט יוסף : דיני ברכת המזון | Choul’han Aroukh : Chapitre 184 – ש »ע סימן קפד | Yalkout Yossef : Dire le birkat hamazon à l’endroit du repas – ילקוט יוסף : לברך ברכת המזון במקום שאכל | Choul’han Aroukh : Chapitre 185 – ש »ע סימן קפה | Choul’han Aroukh : Chapitre 186 – ש »ע סימן קפו | Choul’han Aroukh : Chapitre 187 – ש »ע סימן קפז | Choul’han Aroukh : Chapitre 188 – ש »ע סימן קפח

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