19e melakha interdite le Chabbat – Ecrire

Travaux interdits Chabbat – 19e Melakha : Ecrire

Deux lettres

Celui qui écrit deux lettres le Chabbath est coupable, il transgresse le Av mélakha « écrire ».

Ecrire avec de la boisson

Les Sages ont également interdit d’inscrire des lettres qui ne subsistent pas. C’est pourquoi, il faut faire attention de ne pas tremper le doigt dans une boisson et d’écrire sur la table. Cependant, écrire avec de l’eau est permis car l’écriture n’est pas discernable. (Chaar ha-tsioun, Chap.340, §28 ; Yalkout Yossef T.5, p.126)

Écrire sur la buée

On évitera de tracer des signes sur la vitre d’une fenêtre sur laquelle s’est déposée de la buée bien que celle-ci soit de l’eau, car on distingue mieux l’écriture sur la vapeur d’eau. (Chaar ha-tsioun, Chap.340, §28 ; Yalkout Yossef T.5, p.126)

Un plus un

Si une feuille de papier s’est déchirée en deux, on aura le droit de rapprocher les deux morceaux afin de pouvoir lire le texte qui y est inscrit. (Yalkout Yossef T.5, p.127)

Aron hakodech

De même est-il permis d’ouvrir et de fermer les portes du Aron hakodech (armoire dans laquelle sont déposés les rouleaux de la Torah) sur lesquelles sont écrits des versets de la Bible bien que les lettres se séparent et se rassemblent. Cela est autorisé même si certaines lettres se scindent en deux. (‘Hazon ‘Ovadia T.5, p.128)

Livre

Il est autorisé d’ouvrir un livre sur la tranche duquel sont inscrites des lettres ; bien que lorsqu’on ouvre le livre, les feuilles se séparent et les lettres disparaissent, on ne transgresse ni la mélakha « écrire » ni celle « effacer ». Cependant, il sera préférable de ne tracer ni lettres ni dessins sur la tranche des livres. (Yalkout Yossef T.5, p.130)

Graver avec l’ongle

Celui qui étudie dans un livre et voudrait marquer d’un signe les passages intéressants, afin d’y revenir après Chabbath, pourra graver les endroits en question avec l’ongle. (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm Chap.340, §5 ; ‘Hazon ‘Ovadia, note T.4, p.278)

Correction d’épreuves

Celui qui a l’intention d’étudier dans un livre dont il désire corriger les épreuves avant qu’il ne soit imprimé, pourra marquer avec l’ongle les erreurs et l’on ne craint pas qu’il en vienne à écrire. (‘Hazon ‘Ovadia, note T.3, p.192)

Chaussures

Si des lettres ou des dessins sont gravés dans les semelles des chaussures, et qu’en marchant, ils s’inscrivent dans la terre ou dans le sable, on aura le droit de les utiliser le Chabbath car l’écriture ne persiste pas. De plus, on le fait différemment (chinouï) car c’est avec la main qu’on écrit habituellement. Et bien qu’il soit évident qu’en marchant, l’on va écrire dans la terre ou le sable, on verra dans les règles de cuisson le Chabbath que c’est permis car cela rentre dans le cadre de « psik reicha  déderabbanan délo ni’ha lei ». (Yalkout Yossef T.5, p.132)

Source : « Lois & Récits de Chabbath » aux Editions Torah-Box