18e melakha interdite le Chabbat – Etaler (Gratter)

Travaux interdits Chabbat – 18e Melakha : Etaler (Gratter)

Étaler – tolada de gratter

Ainsi que nous l’avons vu auparavant, la mélakha « gratter » consiste à gratter le cuir pour enlever les poils et le lisser pour en faire des  parchemins, des chaussures ou autres. Comme travail similaire, on trouve la tolada appelée « étaler ». Autrefois, lorsqu’on voulait par exemple sceller le couvercle d’un tonneau, on faisait couler de la cire tout autour du couvercle, on l’étalait et on la polissait de sorte que le tonneau fût fermé hermétiquement. On utilisait également la cire, entre autres pour cacheter les lettres.

De même qu’il est interdit d’étaler la cire afin qu’elle demeure à la surface du tonneau, on ne pourra enduire de la pommade sur le corps à moins qu’elle ne soit absorbée. Dans ce cas, cela sera permis.

En revanche, il est permis d’étaler des aliments le Chabbath car la nourriture n’est pas concernée par l’interdiction d’étaler. (Yalkout Yossef T.3, p.404)

Pommade

Par conséquent, en cas de besoin, on peut enduire de pommade les cuisses d’un bébé puisque le but est que le produit soit absorbé dans le corps de l’enfant et ne reste pas sur la peau. On ne transgresse pas non plus l’interdiction de donner des soins médicaux car un bébé est considéré comme « un malade qui n’est pas en danger ». (Yalkout Yossef T.4, p.76)

C’est en fonction de cette règle que l’on permettra à un malade alité à qui le médecin a prescrit une pommade, de ne mettre sur la peau que le minimum de produit afin que celui-ci soit entièrement absorbé. Mais si la personne n’est pas malade, il ne lui sera pas permis de le faire car, conformément aux lois en vigueur pour « un malade qui n’est pas en danger », il est interdit d’utiliser des médicaments le Chabbath. (Yalkout Yossef T.4, p.77)

Crème pour les mains et pour les lèvres

Certains décisionnaires permettent de mettre de la vaseline ou de la crème sur les mains ou sur les lèvres desséchées lorsqu’on éprouve le besoin d’en atténuer la douleur ; ils estiment en effet que ces produits ne rentrent pas dans la catégorie des médicaments que les Sages ont interdit d’utiliser le Chabbath pour se soigner. Ils se montrent d’ailleurs encore plus tolérants si l’on a commencé à les prendre avant le commencement du Chabbath mais ce, à condition d’en étaler un peu afin que la pommade s’absorbe totalement dans le corps.

Mais si les mains ne sont pas asséchées et qu’on veut simplement les assouplir, on pourra les enduire de pommade ou de crème sans crainte de transgresser l’interdiction d’étaler puisque notre intention est que le
produit soit absorbé. (Yalkout Yossef T.2, p.102)

Source : « Lois & Récits de Chabbath » aux Editions Torah-Box