14e melakha interdite le Chabbat – Coudre (tofèr)

Travaux interdits Chabbat – 14e Melakha : Coudre (tofèr)

Couture interdite par la Torah

Celui qui coud deux points le Chabbath – c’est-à-dire qu’il fait pénétrer dans un tissu une aiguille sur laquelle est enfilé un fil, qu’il la retire puis l’introduit de nouveau dans le tissu – est ‘hayav min haTorah (la Torah lui ordonnait d’apporter un sacrifice au Temple) pour avoir violé l’interdiction de « coudre » et cela, s’il a lié les deux extrémités du fil afin que la couture tienne et que le fil ne tombe pas. (Yalkout Yossef T.5, p.137)

Couture interdite par les Sages

Coudre deux points mais sans attacher les deux extrémités du fil est néanmoins interdit par les Sages. (Yalkout Yossef T.5, p.137)

Trois points de couture

Celui qui coud trois points est ‘hayav min haTorah même s’il n’a pas attaché les deux extrémités du fil car la couture est suffisamment solide pour tenir. (Yalkout Yossef T.5, p.137)

Épingle de sûreté

Il est autorisé d’utiliser une épingle de sûreté pour fixer les pièces déchirées d’un habit, même en trois endroits, car il n’y a pas de fil. (‘Hazon ‘Ovadia, note T.4, p.229)

Tendre un fil

Il est défendu de tendre un fil qui s’est relâché et est légèrement sorti du vêtement afin de renforcer la couture. Et on veillera à ne pas resserrer les fils qui tiennent les boutons quand ils se détendent.

Et vous êtes attachés… (Devarim 4, 4)

Celui qui colle des morceaux de papier transgresse une tolada de « coudre » car, de même que l’action de coudre consiste à relier deux pièces de tissu ensemble, l’opération de « coller » conduit également à assembler deux choses. (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm Chap.340, §14)

Couches-culottes

On a le droit d’utiliser des couches-culottes car les fixations adhésives ne sont pas faites pour subsister pendant l’usage. Par contre, lorsqu’on les jette à la poubelle, on prendra garde à ne pas fixer les bandes adhésives car, dans ce cas, l’adhésion deviendrait permanente. (‘Hazon ‘Ovadia, note T.4, p.230 ; Yalkout Yossef « Education », p.223)

Signets autocollants

On peut utiliser un signet autocollant pour marquer la page d’un livre que l’on lit et que l’on décolle pour le mettre sur une nouvelle page car le collage n’est pas permanent.

Aimant

On a le droit d’utiliser un aimant le Chabbath car l’adhérence ne se fait pas par collage mais par une force d’attraction. C’est pourquoi, il est permis de remettre sur la porte du réfrigérateur un aimant sur lequel est inscrit un texte de Torah.

Source : « Lois & Récits de Chabbath » aux Editions Torah-Box